La troisième réunion ordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA au titre de 2026 s’est ouverte ce vendredi au siège de la BCEAO. La rencontre est présidée par Aboubakar Nacanabo, ministre burkinabè de l’Économie et des Finances et président en exercice du Conseil.
Les travaux se tiennent dans un contexte international marqué par les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, avec des répercussions sur les équilibres économiques et financiers mondiaux.
Une croissance maintenue à 6 %
Malgré ces incertitudes, l’activité économique dans l’Union reste dynamique. Selon Aboubakar Nacanabo, la croissance s’est établie à environ 6 % au deuxième trimestre 2026, contre 6,1 % au trimestre précédent.
L’inflation a, pour sa part, atteint 0,4 % sur la même période, après -0,2 % au trimestre précédent. Cette progression est notamment liée à la hausse des coûts du transport, consécutive à l’augmentation des prix des produits pétroliers dans plusieurs États membres.
Pour l’ensemble de l’année 2026, l’inflation est projetée à 1 %, contre 0 % en 2025.
Les exportations soutiennent les réserves
La position extérieure de l’Union s’est également renforcée au deuxième trimestre. Cette amélioration est portée notamment par la progression des exportations d’or, de coton, de cacao et de produits pétroliers.
Ces résultats traduisent, selon le président du Conseil, le dynamisme des secteurs extractif et manufacturier, du commerce et des services. Les perspectives de la campagne agricole 2026-2027 sont également jugées favorables.
Des défis persistent
Malgré ces indicateurs encourageants, Aboubakar Nacanabo appelle à la prudence. Les perspectives économiques restent exposées à l’évolution de la conjoncture internationale, aux situations propres à chaque État membre et aux conséquences du changement climatique.
Le président du Conseil invite ainsi les pays de l’Union à consolider les acquis, réduire leurs vulnérabilités et inscrire les performances économiques dans une dynamique durable.
La réunion doit notamment examiner plusieurs dossiers liés à la commande publique, à la protection sociale, au fonctionnement des institutions, à l’intégration financière et au financement du développement.



