En France, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez autorise un possible recours aux grenades assourdissantes en cas de violences urbaines extrêmement graves, sur fond de tensions sociales.
Le gouvernement français envisage de réautoriser l’usage des grenades assourdissantes lors des manifestations, sous certaines conditions. Vendredi 16 octobre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré sur France 2 que ces armes pourraient être utilisées le 17 octobre « s’il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves ».
Leur utilisation avait été suspendue pendant la mobilisation lycéenne, après qu’un élève a perdu une main à la suite de l’explosion d’une grenade.
Toutes les armes intermédiaires concernées
Invité de l’émission « Les 4 Vérités », Laurent Nuñez a également évoqué le recours aux autres armes intermédiaires, notamment les lanceurs de balles de défense (LBD), les grenades et les pistolets à impulsion électrique.
« Toutes les armes intermédiaires seront utilisées pour maintenir l’ordre », a affirmé le ministre, justifiant cette position par un « contexte extrêmement dégradé ».
Cette déclaration intervient alors que les autorités font face à une contestation marquée par des violences et de nombreuses interpellations.
Une mobilisation sous tension
Depuis le début du mouvement lycéen, au moins 215 élèves auraient été blessés, selon le bilan rapporté. Le 5 octobre, un adolescent de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade à Lens.
Les autorités ont également recensé plus de 5 000 interpellations, dont environ 85 % concerneraient des mineurs.
Dans ce climat tendu, La France insoumise réclame l’interdiction des armes de guerre lors des manifestations.
Les Gilets jaunes veulent reprendre la mobilisation
Le mouvement des Gilets jaunes, lancé en 2018, prévoit de reprendre ses activités le 17 octobre avec une manifestation d’ampleur. Ses membres entendent rapprocher leurs revendications contre la vie chère de celles portées par les lycéens.
Cette journée s’annonce donc sous haute tension pour les forces de l’ordre, alors que le gouvernement maintient sa ligne sur les moyens de maintien de l’ordre.



