Le Parti démocratique sénégalais (PDS), par la voix de son leader Abdoulaye Wade, a récemment déposé une requête auprès du ministère de l’Intérieur pour dénoncer l’utilisation de ses symboles par la coalition Sopi Sénégal. Cette dernière, composée d’anciens membres du PDS, utilise des éléments identitaires du parti tels que la couleur jaune, l’épi de mil et le terme « Sopi ». Ces symboles, au cœur de la protestation des libéraux, ont finalement conduit à quelques ajustements sur le bulletin de vote de Sopi Sénégal pour les législatives du 17 novembre, à la suite d’une réunion de conciliation organisée par Jean-Baptiste Tine, le ministre de l’Intérieur.
Malgré ces concessions, la réconciliation entre le PDS et les frondeurs semble encore loin. La rupture est désormais consommée, au moins jusqu’aux législatives. La Direction générale des élections (DGE) a validé la liste de Sopi Sénégal, qui compte parmi ses candidats des figures historiques du PDS, telles que Tafsir Thioye, tête de liste nationale, et Doudou Wade.
Pour envenimer davantage la situation, la coalition Sopi Sénégal s’apprête à déposer une plainte ce lundi, dénonçant des faits graves. Elle compte porter plainte pour faux et usage de faux, abus de faiblesse, et usurpation de signature. Cette démarche vise à contester « l’utilisation abusive et honteuse » de la signature d’Abdoulaye Wade. Sopi Sénégal affirme que plusieurs Sénégalais doutent de l’authenticité des correspondances attribuées à Wade, pointant du doigt la mauvaise qualité des textes et les incohérences qui les caractérisent, laissant entendre que ce n’est plus l’ancien président qui signe ces documents.
De plus, la coalition prévoit également de saisir le ministre de l’Intérieur pour dénoncer ce qu’elle considère comme des violations répétées des textes du parti. Alors que les législatives approchent, le fossé entre le PDS et Sopi Sénégal semble de plus en plus difficile à combler.



