Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence ce lundi 28 octobre pour examiner la crise actuelle au Moyen-Orient, suite à une demande de l’Iran. Dimanche soir, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a proposé une trêve de deux jours à Gaza, qui permettrait l’échange de quatre otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.
La situation est particulièrement tendue au Liban, où l’armée israélienne a intensifié ses opérations militaires. Depuis le 23 septembre, elle mène des frappes aériennes ciblant principalement les positions du Hezbollah dans le sud et l’est du pays, ainsi que la banlieue sud de Beyrouth. Récemment, l’armée a appelé les habitants de certains quartiers de Tyr, dans le sud, à évacuer leurs domiciles.
Bilan des Victimes
Depuis le début de l’escalade des bombardements israéliens, au moins 1 552 personnes, dont 163 secouristes, ont perdu la vie au Liban, selon les données officielles. Mi-octobre, l’ONU estimait à près de 700 000 le nombre de déplacés. Le ministère libanais de la Santé a également signalé 2 464 morts et plus de 11 530 blessés depuis octobre 2023.
En parallèle, les pertes palestiniennes à Gaza sont alarmantes, avec plus de 42 924 civils tués, selon le ministère de la Santé de l’enclave. Bien que ces données proviennent d’un organisme contrôlé par le Hamas, elles sont considérées comme fiables par l’ONU et corroborées par des ONG indépendantes.
Appels à la Paix
L’Union européenne a réitéré son appel à un « cessez-le-feu immédiat » des deux côtés de la Ligne bleue, la zone tampon entre le Liban et Israël. Josep Borrell, le Haut représentant de l’UE, a exprimé des préoccupations majeures concernant les attaques israéliennes contre les infrastructures de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) et a insisté sur l’importance de rétablir la souveraineté du Liban et le respect du droit international humanitaire.
Au cours de la réunion des 43 membres de l’Union pour la Méditerranée à Barcelone, Borrell a également mis en avant la crise humanitaire à Gaza, qualifiée de « la pire depuis la Seconde Guerre mondiale », appelant à des actions concrètes pour mettre fin aux violences.
Situation à Tyr
En réponse à l’escalade des hostilités, l’armée israélienne a averti les habitants de Tyr de quitter immédiatement certains secteurs jugés à risque. Le porte-parole de l’armée a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une menace pour la population, mais d’une mesure de précaution en raison des opérations militaires en cours.
Cette situation précaire continue de soulever de vives inquiétudes sur le terrain et appelle à des actions urgentes pour restaurer la paix et la sécurité dans la région.



