Le suspense se prolonge autour du litige opposant le Sénégal au Maroc après la finale controversée de la CAN 2025. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a informé la Fédération sénégalaise de football (FSF), la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et la Confédération africaine de football (CAF) que sa décision ne serait pas rendue avant la fin du mois de novembre. Selon Malang Sané, l’instance arbitrale entend prononcer une sentence détaillée, assortie de l’ensemble de ses motivations juridiques.
Cette annonce repousse ainsi l’échéance initialement évoquée pour le mois d’octobre. Après la clôture des débats, le 8 octobre à Lausanne, une décision était attendue entre le 18 et le 22 octobre, sans qu’aucune date officielle n’ait été confirmée par le TAS. Le calendrier désormais communiqué aux parties écarte cette perspective. Le directeur général de l’institution, Matthieu Reeb, avait d’ailleurs prévenu que la rédaction d’une sentence intégrale pourrait nécessiter plusieurs jours, voire plusieurs semaines, selon la complexité du dossier.
Au cœur de cette bataille juridique figure la finale de la CAN 2025, disputée le 18 janvier 2026 à Rabat. Sur le terrain, le Sénégal s’était imposé 1-0 après prolongation, au terme d’une rencontre marquée par de vives tensions. L’attribution d’un penalty au Maroc dans le temps additionnel avait provoqué une interruption du match, les joueurs sénégalais ayant momentanément quitté la pelouse pour protester contre la décision arbitrale. Le penalty avait finalement été manqué, avant que les Lions ne prennent définitivement l’avantage durant les prolongations.
Mais le 17 mars, le jury d’appel de la CAF avait bouleversé l’issue sportive de la rencontre en déclarant le Sénégal forfait, sur la base des articles 82 et 84 du règlement de la compétition. L’instance continentale avait alors homologué une victoire du Maroc sur tapis vert, sur le score de 3-0. Contestant cette décision, la FSF a saisi le TAS pour en obtenir l’annulation et faire reconnaître le Sénégal comme vainqueur de la compétition.
Désormais, les regards sont tournés vers Lausanne, où se jouera le dernier acte de ce bras de fer juridique. En attendant la sentence annoncée pour la fin novembre, le titre continental reste au centre d’un contentieux dont l’issue pourrait avoir des conséquences majeures pour les deux fédérations et pour la gouvernance du football africain.



