Le Sénégal ambitionne désormais de passer du statut de simple consommateur à celui de véritable pays producteur. Ce message fort a été porté par le ministre Serigne Guèye Diop lors de la réunion du comité de pilotage consacrée au projet de loi sur la promotion de l’industrialisation.
Selon le ministre, l’enjeu est de mettre en place un modèle industriel performant, capable d’attirer massivement les investissements directs étrangers (IDE) tout en garantissant un partenariat « gagnant-gagnant » entre l’État, les investisseurs, les travailleurs et les consommateurs.
« Notre objectif est de faire du Sénégal un modèle d’industrialisation en Afrique, un exemple à suivre qui attire les investissements directs étrangers et permette à tous les acteurs — ouvriers, investisseurs et clients — de tirer profit de cette dynamique », a-t-il déclaré.
Dans un contexte marqué par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), où le Sénégal se retrouve en concurrence avec 54 autres pays, le gouvernement considère ce nouveau texte législatif comme un levier stratégique. Le futur cadre juridique, que le ministre souhaite attractif et inclusif, vise à renforcer la compétitivité du pays et à offrir des garanties solides aux partenaires financiers.
« Il nous faut un cadre législatif adapté aux réalités de notre économie », a insisté Serigne Guèye Diop, appelant à rompre avec les approches à court terme au profit de politiques douanières et fiscales plus incitatives et durables.
Selon des propos rapportés par l’APS, le ministre a également souligné que le patriotisme, la transparence, la concertation et l’inclusivité constitueront les piliers de cette nouvelle orientation gouvernementale.
Par ailleurs, il a rappelé que le Sénégal consacre près de 8 000 milliards de FCFA à l’importation de produits agroalimentaires, une situation jugée préoccupante. La transformation locale des matières premières apparaît ainsi comme une priorité pour réduire cette dépendance extérieure et préserver les ressources financières du pays.
Cette nouvelle politique industrielle s’appuiera sur des documents stratégiques de référence, notamment un livre blanc sur la politique industrielle et commerciale, ainsi qu’une lettre de politique sectorielle destinée à encadrer sa mise en œuvre.



