Au Bénin, la Cour suprême a annulé l’élection d’un conseiller communal dans l’arrondissement de Hozin, commune de Dangbo, à la suite d’un recours introduit par le parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R).
Le parti requérant contestait l’éligibilité de Martin Hossou, estimant que ce dernier ne savait ni lire ni écrire, condition pourtant exigée pour siéger au conseil communal. Après examen des faits, la haute juridiction a jugé les arguments fondés et a prononcé la déchéance de l’élu.
La Cour suprême s’est appuyée sur les dispositions de l’article 180 du Code électoral, qui impose à tout conseiller communal la maîtrise de la lecture et de l’écriture en langue française. En conséquence, Martin Hossou sera remplacé par son suppléant, Simon Bokpè.
Toutefois, la décision ne satisfait pas pleinement l’UP-R, qui espérait voir l’élu déchu remplacé par l’un de ses propres candidats. La Cour suprême n’a pas accédé à cette requête.
Le siège de conseiller communal demeure ainsi au sein du parti Bloc Républicain, Simon Bokpè appartenant à la même formation politique que l’élu déchu.



