La ministre sénégalaise de la Pêche, des infrastructures maritimes et portuaires, Fatou Diouf, a tenu à clarifier la position du gouvernement après l’avertissement de l’Union européenne concernant la pêche illicite dans les eaux sénégalaises. Lors d’une conférence de presse tenue le 28 novembre, elle a souligné les efforts déjà entrepris pour répondre aux préoccupations soulevées par l’UE.
Le 27 mai dernier, l’Union européenne avait adressé un « carton jaune » au Sénégal, pointant des défaillances dans le système de certification des pêches entre 2016 et 2020, une période antérieure à l’arrivée du gouvernement actuel. L’UE avait également reproché au pays de faire preuve de complaisance vis-à-vis des navires pratiquant la pêche illicite. En réponse, la ministre Diouf a insisté sur le fait que des actions concrètes étaient en cours pour améliorer la transparence et la traçabilité des produits de la pêche, précisant qu’une mission d’audit de l’UE avait récemment été menée à Dakar. « Nous avons tout mis en œuvre pour leur fournir tous les documents nécessaires et ouvrir toutes les portes », a-t-elle déclaré, ajoutant que le Sénégal attendait désormais le rapport de la mission.
Concernant la situation actuelle, Diouf a rappelé que le Sénégal dispose d’un délai de huit mois pour se conformer aux exigences de l’UE. Elle a également abordé l’impact de l’avertissement européen, soulignant que les bateaux de pêche européens ont cessé d’opérer dans la zone économique exclusive du Sénégal depuis le 17 novembre. Cependant, ces armateurs ont la possibilité de poursuivre leurs activités dans les eaux des pays voisins, tels que la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Cap-Vert, grâce à des accords bilatéraux.
En résumé, le Sénégal, tout en reconnaissant les manquements passés, assure qu’il prend les mesures nécessaires pour renforcer la lutte contre la pêche illicite et se conformer aux exigences de l’Union européenne.



