Une éruption accidentelle de pétrole brut et de gaz survenue le 25 septembre dernier sur le site pétrolier de Goumeri W-8, dans le bloc d’Agadem, mobilise toujours les équipes spécialisées au Niger. Près de trois semaines après l’incident, la situation reste partiellement maîtrisée et suscite de vives préoccupations environnementales.
Une éruption encore partiellement maîtrisée
Selon le ministère nigérien du Pétrole, le pétrole brut et le gaz se sont projetés à plus de dix mètres de hauteur lors de l’incident. Dans un communiqué publié le mardi 13 octobre 2026, les autorités qualifient les faits d’« incident environnemental d’une gravité exceptionnelle ».
Des équipes spécialisées interviennent jour et nuit pour sécuriser les installations, contenir les déversements et mettre fin à l’éruption. La plateforme concernée, qui abrite également les puits Goumeri W-3 et Goumeri W-4, est fortement dégradée. L’intégrité de ces deux puits voisins est également compromise.
Les causes exactes de l’incident ne sont pas encore totalement établies. Toutefois, les premières constatations écartent la piste criminelle ou terroriste.
Deux employés hospitalisés, aucune victime mortelle
Aucune perte en vie humaine n’a été signalée à ce stade. En revanche, deux employés exposés dès le premier jour de l’incident ont été hospitalisés et pris en charge.
Face à la gravité de la situation, le gouvernement nigérien a annoncé des mesures conservatoires et de contrôle à l’encontre de l’opérateur, la China National Petroleum Corporation (CNPC).
Une enquête indépendante a également été mise en place pour déterminer les causes de l’éruption et établir les responsabilités. Cette démarche bénéficie notamment de l’expertise algérienne, dans le cadre d’une coordination globale de la réponse de l’État.
Des mesures pour limiter les dégâts environnementaux
Les autorités assurent que toutes les responsabilités seront établies et assumées. Elles indiquent également que l’ensemble des dommages sera pris en charge conformément aux textes en vigueur.
Sur le terrain, les experts utilisent des digues, des tranchées et des bassins pour contenir le pétrole déversé. Celui-ci doit ensuite être récupéré et acheminé vers la station de traitement de Goumeri.
Par ailleurs, les populations riveraines sont appelées à respecter strictement le périmètre de sécurité établi autour du site afin de limiter les risques.



