À Toubab Dialaw, au centre Jules François Bocandé, l’équipe nationale locale du Sénégal s’active en vue des qualifications pour le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2025. La compétition, prévue du 1er au 28 février 2025 et disputée sur trois pays – le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie – est un objectif majeur pour la sélection.
Sous la direction de Souleymane Diallo, ancien coach du Guédiawaye FC, qui a succédé à Pape Thiaw, l’équipe ambitionne d’abord une qualification. Souleymane Diallo sait bien que cette phase de préparation est cruciale, d’autant plus qu’il s’agit de défendre le titre remporté lors du CHAN 2022, où le Sénégal s’était imposé face à l’Algérie après une séance de tirs au but (5-4).
Le premier défi pour la sélection sera de rencontrer le Liberia entre le 20 et le 22 décembre 2024, avant le match retour prévu entre le 27 et le 29 décembre 2024. Pour atteindre cet objectif, plusieurs stages ont été organisés à Toubab Dialaw depuis le 30 septembre. Le sélectionneur affirme que la préparation se déroule dans une ambiance sereine et bien structurée. « Nos regroupements sont orientés en fonction de la cible, car nous connaissons notre adversaire », a-t-il confié au micro de Seneweb.
Afin de mieux cerner l’équipe libérienne, Diallo a eu l’opportunité de superviser ses adversaires grâce à la Fédération sénégalaise de football. Il souligne l’importance de cette équipe, qu’il considère comme sérieuse et à ne pas sous-estimer. « Nous avons vu une équipe qu’il faudra prendre très au sérieux », a-t-il ajouté, remerciant la direction technique de la fédération pour cette chance d’observer directement les forces du Liberia.
Actuellement au 11e stage de préparation, l’équipe s’entraîne du lundi au jeudi, avec des matchs amicaux intégrés à la routine. Les weekends, les joueurs retrouvent leurs clubs respectifs pour les compétitions locales. Cette alternance entre entraînements et matchs en club permet aux joueurs de maintenir un rythme compétitif. « Nous avons des forces et des faiblesses, mais nous ne les dévoilerons pas. L’essentiel est que nous sommes dans d’excellentes conditions de travail grâce à l’engagement de la fédération », a précisé Diallo.
Pour le coach, l’objectif n’est pas seulement d’épuiser les joueurs durant les entraînements, mais de les amener à un état de fraîcheur optimal pour la compétition. « L’entraînement ne doit pas être une source de fatigue, mais un moyen d’atteindre la forme nécessaire pour concourir », a-t-il insisté. Il ajoute que l’exigence est primordiale, tant en club qu’en sélection, pour pouvoir rivaliser à un niveau africain élevé.
Avec une préparation solide et une gestion fine de la charge de travail, Souleymane Diallo est confiant pour l’avenir. « Le principal objectif est la qualification. Une fois ce cap franchi, nous viserons plus haut. Il n’y a pas de petites équipes en Afrique, et nous devons continuer à travailler pour défendre notre titre et maintenir notre statut sur le continent. »
L’équipe semble donc bien armée pour relever le défi des qualifications et viser une place au CHAN 2025, avec la ferme intention de rester une référence en Afrique.



