Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a réaffirmé ce samedi la résilience du Hamas, mouvement islamiste palestinien, malgré la mort de son chef, Yahya Sinouar, tué lors d’une opération militaire israélienne. « Le Hamas est vivant et le restera », a-t-il déclaré dans un communiqué, soulignant que la disparition de Sinouar est certes « douloureuse pour le front de la résistance » contre Israël, mais qu’elle ne marquera pas la fin du combat.
Depuis la Révolution islamique de 1979, l’Iran a fait du soutien à la cause palestinienne un pilier de sa politique étrangère et ne reconnaît pas l’État d’Israël, son principal ennemi. Dans son hommage, l’ayatollah Khamenei a décrit Yahya Sinouar comme « une figure brillante de la résistance et de la lutte » contre Israël, saluant son « détermination inébranlable » face à un « ennemi cruel et agresseur ».
Sinouar, longtemps resté dans l’ombre avant de prendre la tête du Hamas en 2023, est considéré comme l’architecte de l’attaque massive du mouvement contre Israël le 7 octobre 2023, qui a plongé la région dans un nouveau cycle de violence. En succédant à Ismaïl Haniyeh, tué en juillet dans une frappe israélienne à Téhéran, Yahya Sinouar avait consolidé sa position de leader au sein de l’organisation.
La disparition de Sinouar marque un tournant, mais, selon Khamenei, elle ne suffira pas à éteindre le mouvement de résistance que représente le Hamas.



