Un « calvaire silencieux »
Dans son récit aux enquêteurs du commissariat central de Guédiawaye, la jeune femme dit subir depuis plusieurs années insultes et violences au quotidien. Elle affirme que son époux, qui chercherait à économiser pour la future scolarité de leur fille de 3 ans, lui rend la vie dure.
Le vendredi 25 septembre 2026
Selon la plaignante, tout a basculé ce jour-là. La dispute éclate au sujet des 2 000 F CFA. Sous le regard de leur enfant, les habits de la mère sont jetés depuis le balcon. Enfermé avec elle dans la chambre, le mari l’aurait rouée de coups de poing avant de l’étrangler.
Parvenue à s’enfuir, V. A. Ndaw s’est réfugiée chez sa mère. Elle a obtenu un certificat médical de cinq jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Des marques bien visibles étaient apparentes autour de son cou.
Garde à vue, déferrement, puis liberté provisoire
Face aux enquêteurs, Kh. Mbengue a nié les coups. Il a affirmé avoir répudié son épouse sous le coup de la colère. Au vu de la gravité des marques et de la détresse manifeste de la plaignante, il a été placé en garde à vue.
Déféré hier au parquet de Pikine-Guédiawaye, il est poursuivi pour menaces de mort et coups et blessures volontaires sur conjoint avec ITT de cinq jours. Il a obtenu une mise en liberté provisoire.



