Le centre équestre de Diamniadio n’a pas vocation à s’arrêter au soir des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Pensé dans le cadre du programme « Joj Impact », le site doit continuer à fonctionner après la compétition et s’inscrire dans une stratégie plus large de valorisation des infrastructures sportives.
Le principe est clair : préparer l’après-JOJ dès maintenant. Le programme « Joj Impact » repose sur une approche qui veut prolonger les effets de l’événement avant, pendant et surtout après les Jeux. Une orientation qui rejoint la vision exprimée par le président Bassirou Diomaye Faye à Nairobi, selon laquelle le sport doit devenir un véritable levier de développement, en créant des passerelles entre performance sportive, activité économique et emploi.
Les derniers réglages avant les Jeux
Sur le terrain, les équipes s’activent pour finaliser les infrastructures. Le colonel Kambel Dieng, directeur du Service civique national et du volontariat, a salué l’avancée des travaux et la mobilisation des équipes.
Durant les trois derniers jours, des urgentistes du Service civique national, parmi lesquels des plombiers, des électriciens et des menuisiers bois et aluminium, ont participé aux dernières opérations de finition du chantier.
Au-delà du centre équestre, plusieurs équipements réalisés dans le cadre des JOJ sont appelés à connaître une seconde vie. Selon Le Soleil, certains doivent notamment bénéficier à l’Université et à la Gendarmerie nationale. Le dispositif comprend également des pistes d’athlétisme et des terrains multisports conçus selon des normes internationales.
Un million de champions de l’emploi ?
L’héritage des JOJ ne se limite toutefois pas aux bâtiments et aux équipements sportifs. La création d’activités économiques figure également parmi les ambitions affichées.
Le responsable du Service civique national évoque ainsi un programme de 1,5 million de « champions », qui pourraient intervenir notamment dans des secteurs liés aux kiosques solaires, aux fermes autonomes et aux véhicules électriques. Ces futurs entrepreneurs et employeurs seraient notamment recrutés parmi les volontaires et les anciens membres du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (Cojoj).
Dans le même temps, 6 000 volontaires bénéficient d’un accompagnement dans leur préparation, notamment en perspective de la cérémonie d’ouverture des JOJ.
Le colonel Kambel Dieng avance également une ambition particulièrement importante : un million d’entrepreneurs recrutant chacun dix personnes pourraient, à terme, contribuer à la création de dix millions d’emplois.
Transformer l’héritage en opportunités
Derrière ces annonces se dessine donc un autre défi pour Dakar 2026 : éviter que les infrastructures et les compétences mobilisées pour les Jeux ne retombent dans l’inactivité une fois la compétition terminée.
Le centre équestre de Diamniadio doit ainsi devenir un symbole de cet héritage. L’objectif est de transformer les équipements construits, l’expérience acquise par les volontaires et les compétences développées pendant les JOJ en activités durables et en opportunités économiques.
À quelques mois de Dakar 2026, la véritable question n’est donc plus seulement de savoir si le Sénégal réussira ses Jeux. Elle est aussi de savoir ce qu’il en restera lorsque la flamme se sera éteinte.



