Anta Babacar Ngom, candidate sur la liste « Sam sa kaddu » pour les élections législatives de dimanche prochain, a réagi avec fermeté à la plainte déposée contre elle par la Coalition Pastef-Diourbel. Lors d’une caravane à Pikine, elle a tenu à calmer les esprits tout en assumant pleinement ses responsabilités face à cette procédure judiciaire.
Une plainte suite à des violences électorales
La plainte déposée par Pastef-Diourbel fait suite aux violences survenues lors du passage de la caravane de la coalition « Sam sa kaddu » à Diourbel, la semaine dernière. Des affrontements entre les partisans de la coalition menée par Barthélemy Dias et ceux de Pastef ont dégénéré, entraînant des scènes de violence. Ces altercations ont conduit le parti de Ousmane Sonko à porter plainte contre Anta Babacar Ngom pour des faits de « destruction de biens appartenant à autrui, coups et blessures volontaires, ainsi que violences et voies de fait ».
En réponse à cette plainte, Mme Ngom a exprimé son intention de prendre toutes ses responsabilités. « J’ai entendu qu’on a porté plainte contre moi. Mais je tiens à rassurer tout le monde : notre coalition n’a rien à voir avec la violence. Le seul problème, c’est que notre coalition fait peur », a-t-elle déclaré, soulignant sa volonté de rester calme et de se défendre légalement. Elle a également affirmé : « Je prends toutes mes responsabilités. »
Confiance en la victoire
Malgré ces tensions, Anta Babacar Ngom reste confiante dans les chances de sa coalition, qu’elle voit triompher lors des législatives de dimanche prochain. « Nous allons gagner », a-t-elle ajouté, affirmant que la mobilisation des partisans de « Sam sa kaddu » serait déterminante.
La présidente de l’Arc, qui occupe la deuxième position sur la liste « Sam sa kaddu », a également donné rendez-vous aux auteurs de la plainte à l’Assemblée nationale, suggérant qu’elle répondrait à cette accusation sur le terrain politique.
Retour de flamme : Anta Babacar Ngom dépose une plainte contre Pastef
En riposte à la plainte de Pastef, Anta Babacar Ngom a déposé une plainte contre Ousmane Sonko et le responsable départemental de Pastef à Diourbel. Elle a dénoncé les violences subies par sa coalition, notamment l’attaque de leur siège et la destruction de leurs véhicules. « Nous avons tous vu et entendu les incitations. Pourtant, quand le siège de notre coalition a été attaqué et nos véhicules vandalisés, aucune sanction n’a été prise », a-t-elle fait remarquer, réclamant des mesures fermes de la part des autorités.
Elle a également insisté sur la responsabilité de l’État pour assurer la sécurité des candidats pendant cette période électorale. « Assurer la sécurité de la campagne relève de la responsabilité du ministre de l’Intérieur ! », a-t-elle affirmé.
Une élection capitale pour l’avenir politique du pays
Anta Babacar Ngom, qui a été la seule femme candidate à la présidentielle de mars dernier, se prépare désormais à entrer dans l’arène législative. Les élections anticipées de dimanche, convoquées après la dissolution de l’Assemblée nationale par le président Bassirou Diomaye, marqueront le début de la 15e législature. À quelques jours de ce scrutin crucial pour l’avenir politique du Sénégal, le chef de l’État a appelé tous les acteurs politiques à préserver la paix et à œuvrer pour des élections apaisées.
La fin de la campagne électorale se rapproche, et Anta Babacar Ngom se prépare à défendre ses convictions tout en réaffirmant sa confiance en sa coalition et en la possibilité de succès dimanche prochain.



