L’affaire récente impliquant l’arrestation de huit individus dans le cadre d’un réseau international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, y compris le fils de l’ancien Premier ministre, a suscité des réactions passionnées. Aly Nguer Faye, membre influent du Secrétariat national de la jeunesse de Rewmi, le parti dirigé par Idrissa Seck, a vivement critiqué l’enquête menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).
Faye a exprimé son scepticisme envers les conclusions de l’OCRTIS, dénonçant ce qu’il perçoit comme « beaucoup de manipulations et de mensonges » entourant cette affaire. Pour lui, il s’agit d’un complot orchestré par le gouvernement actuel pour nuire à Idrissa Seck, alléguant une série d’actions destinées à déstabiliser l’opposition depuis leur accession au pouvoir.
Faye pointe du doigt d’autres événements, comme l’affaire du foncier de Mbour 4, qu’il qualifie de « mensonge éhonté », citant les déclarations d’Abdoulaye Sow, ancien ministre de l’Urbanisme et du Logement, pour étayer ses dires.
Selon lui, ce complot s’étendrait même jusqu’au fils d’Idrissa Seck, avec des accusations qu’il juge infondées. Il conteste notamment le lieu de l’arrestation, affirmant que le fils de Seck a été interpellé dans un hôpital, contrairement aux informations rapportées.
Faye souligne également un détail intrigant : l’implication d’un certain Mendy, arrêté dans le cadre de l’affaire, dont le téléphone aurait révélé des appels avec Abdoulaye Seck, un individu peu médiatisé dans cette affaire et résidant en Casamance. Pour Faye, cela témoigne d’une volonté de cibler le père d’Abdoulaye Seck par le régime en place.
Dans une critique acerbe, Faye conclut en accusant le gouvernement de détourner son attention des véritables défis du pays pour s’acharner contre ses opposants politiques. Cette affaire, selon lui, ne serait qu’un exemple supplémentaire des manœuvres cyniques orchestrées pour affaiblir l’opposition.



