Le président élu Donald Trump a formulé des promesses ambitieuses jeudi, s’engageant à renforcer les capacités militaires des États-Unis et à mettre un terme aux conflits en cours au Proche-Orient et en Ukraine. Lors d’un gala organisé à Mar-a-Lago, sa résidence en Floride, Trump a également salué ses récentes nominations à des postes-clés dans son administration, notamment aux ministères de la Santé, de la Justice, de la Défense, ainsi qu’à la commission de l' »efficacité gouvernementale », confiée à Elon Musk.
Une politique de défense renouvelée
Trump a souligné l’importance de restaurer la puissance militaire du pays, estimant que cela passait par des impôts plus faibles et une armée plus robuste. Il a rappelé que sous son administration, les États-Unis avaient déjà mis en place des réformes pour renforcer leur force militaire, et qu’il était désormais nécessaire de poursuivre cet effort. « Nous devons retrouver un grand pays avec des impôts faibles et une armée forte. Nous devons nous occuper de nos forces armées », a-t-il martelé.
Il a également critiqué les dépenses militaires massives engagées dans le cadre des conflits en Afghanistan, soulignant que les États-Unis avaient dépensé près de 1 000 milliards de dollars de 2001 à 2021. Ce chiffre avait été mentionné par le président Joe Biden lors du retrait militaire d’août 2021.
Un engagement en faveur d’une politique étrangère non interventionniste
Dans la droite ligne de sa politique étrangère, Trump a promis de travailler sur les dossiers du Proche-Orient et de l’Ukraine, et a exprimé sa volonté de mettre fin aux guerres en cours. « Cela doit s’arrêter », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de réduire l’implication militaire américaine dans ces régions.
Réduire les dépenses et réorganiser la Défense
Trump a également confié à Elon Musk la mission de proposer des réductions significatives dans les dépenses fédérales, estimées à 2 000 milliards de dollars. Cette réforme pourrait inclure des réductions dans les effectifs militaires, notamment en supprimant plusieurs postes de hauts-gradés au Pentagone.
Interrogée sur les conséquences potentielles d’une telle réduction, la porte-parole adjointe du ministère de la Défense sous l’administration sortante, Sabrina Singh, a rappelé qu’en 2023, un sénateur républicain avait bloqué pendant des mois la nomination de 425 chefs militaires, ce qui avait conduit à une situation où plusieurs officiers occupaient plusieurs postes simultanément. Cela, a-t-elle averti, avait un impact sur les opérations militaires et sur le moral des troupes.
Toutefois, Sabrina Singh a rassuré en précisant que d’ici à l’investiture de Trump, prévue pour le 20 janvier, l’administration actuelle ferait tout son possible pour assurer une transition ordonnée et fluide.
Le futur secrétaire à la Défense : Pete Hegseth
Donald Trump a désigné Pete Hegseth, ancien officier d’infanterie et présentateur à Fox News, comme son futur secrétaire à la Défense. Hegseth, qui a servi en Irak et en Afghanistan, prendra la tête d’une armée de 3,4 millions de personnes et supervisera un budget de défense de plus de 850 milliards de dollars, si sa nomination est confirmée par le Sénat.
Bien que Hegseth n’ait jamais dirigé d’institution gouvernementale, Trump a salué sa capacité à mener des réformes militaires profondes et à remettre l’armée américaine sur pied.
La diplomatie : un tournant sous Marco Rubio
Concernant la diplomatie américaine, le secrétaire d’État sortant Antony Blinken devrait dans les semaines à venir mener des discussions avec son successeur désigné, Marco Rubio, pour assurer une transition en douceur. Rubio, sénateur républicain de Floride, est reconnu pour ses positions fermes contre la Chine et l’Iran. Trump a assuré que Rubio serait un « défenseur ardent de notre nation » et un « véritable ami pour nos alliés », un leader prêt à affronter les défis diplomatiques avec une approche ferme.
Avec ces promesses de réformes militaires et diplomatiques, Trump entend non seulement renforcer la position des États-Unis sur la scène mondiale, mais aussi réduire les engagements coûteux à l’étranger, dans le but de rediriger les ressources vers le renforcement de la puissance intérieure du pays.



