Le gouvernement du Sénégal a décidé de suspendre, pour une durée d’un mois, la délivrance des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA) relatives au riz. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de favoriser l’écoulement de 37 000 tonnes de riz blanc produites localement et de consolider la politique nationale de souveraineté alimentaire.
La décision a été arrêtée à l’issue d’une réunion présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, en présence de représentants de la Primature, des ministères sectoriels, de la SAED, ainsi que des organisations de commerçants et des industriels de la filière rizicole.
Au cours des échanges, les différentes parties prenantes ont validé un plan d’urgence structuré autour de trois axes majeurs : la régulation du marché, le soutien aux unités de transformation et le renforcement du dispositif de suivi de la commercialisation du riz local.
Parmi les mesures phares figure l’instauration d’un nouveau mécanisme conditionnant les futures autorisations d’importation. Désormais, les opérateurs économiques devront justifier de leurs achats de riz local avant de pouvoir prétendre à de nouveaux quotas d’importation, une disposition destinée à encourager l’absorption de la production nationale.
Selon les données de la SAED, la répartition des 37 000 tonnes de riz blanc actuellement disponibles a déjà été arrêtée. Par ailleurs, les perspectives de la prochaine campagne annoncent la transformation de 64 000 tonnes de riz blanc, traduisant une dynamique de croissance de la production nationale.
Dans le but d’améliorer la compétitivité du riz local face aux produits importés, le prix d’achat auprès des importateurs a été fixé à 280 FCFA le kilogramme. Les rizeries bénéficieront, quant à elles, d’une subvention de 50 FCFA par kilogramme, financée par l’État, afin de réduire les coûts de transformation et soutenir la filière.
Pour garantir l’application effective de ces mesures, un comité de suivi de la commercialisation du riz local a été mis en place. Celui-ci se réunira de manière hebdomadaire et transmettra régulièrement ses rapports aux autorités compétentes.
À travers cette initiative, les pouvoirs publics entendent accélérer la structuration du secteur rizicole et renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays.



