Ce jeudi 10 octobre, l’ouragan Milton continue de frapper la Floride, affaibli à une catégorie 1, mais toujours extrêmement dangereux. Plus de 2,5 millions de foyers sont privés d’électricité, et des inondations majeures ont été signalées, deux semaines seulement après le passage dévastateur de l’ouragan Hélène.
Milton a touché terre près de Siesta Key, dans le comté de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, selon le Centre américain des ouragans (NHC). Le 9 octobre au soir, des vents atteignant 165 km/h ont été enregistrés, et le NHC a mis en garde contre des risques élevés de submersion. Le site spécialisé poweroutage.us a confirmé l’ampleur des coupures de courant à travers l’État.
Vents violents et inondations soudaines
D’abord classé catégorie 3, Milton a perdu en intensité au fil de la journée du 10 octobre, rétrogradé en catégorie 1, mais reste redouté. Le président américain Joe Biden a averti que Milton pourrait être « l’un des ouragans les plus destructeurs en plus d’un siècle en Floride ». Le NHC a déjà signalé des inondations soudaines accompagnant de « vents extrêmes » et des précipitations abondantes.
Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a exhorté les habitants à se confiner : « Il est temps pour chacun de rester à l’intérieur et d’éviter de prendre la route. » Les parcs d’attractions, tels que Disney World à Orlando, ont été fermés, et les aéroports de Tampa et Sarasota sont également à l’arrêt. Des tornades ont été observées dans le centre et le sud de la Floride.
Conséquences climatiques et risques accrus
L’ouragan Milton survient peu après Hélène, qui a causé au moins 236 décès à travers le sud-est des États-Unis, dont 15 en Floride. Deanne Criswell, directrice de la FEMA, a prévenu que Milton pourrait être « mortel et catastrophique ». La Floride, habituée aux ouragans, fait désormais face à des tempêtes plus intenses en raison du réchauffement climatique, qui réchauffe les mers et accroît la violence de ces phénomènes, selon les scientifiques.
Les températures de l’Atlantique nord ont atteint des records de chaleur continus depuis plus d’un an, selon la NOAA, augmentant les risques d’ouragans destructeurs. Pendant ce temps, Donald Trump, connu pour ses déclarations climatosceptiques, accuse sans preuve les démocrates d’avoir détourné des fonds de la FEMA pour les donner à des « immigrés illégaux ». Des accusations vivement rejetées par Kamala Harris, sa rivale pour l’élection présidentielle du 5 novembre, qui les a qualifiées de « dangereuses » et « inadmissibles ».



