Une vidéo virale sur les réseaux sociaux montre des images alarmantes d’un navire en difficulté, accompagnée d’une voix déclarant : « On a perdu le navire maintenant. C’est fini ». Malgré ces images troublantes, le Haut Commandant du Port autonome de Dakar (PAD), Ibrahima Diaw, a tenu à rassurer.
Il a expliqué : « Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2024, un incident s’est produit. Le navire ‘’Princesse Jessica’’, qui était à quai, a été effleuré par un autre navire. Malheureusement, étant de plus petite taille, le ‘’Princesse Jessica’’ a subi des voies d’eau et a coulé à quai ».
Toutefois, Diaw a rapidement minimisé les conséquences de l’incident. Il a précisé que cet accident « n’impacte en rien les activités portuaires », car le navire était stationné au quai 23, un quai non commercial qui n’est pas utilisé par le PAD depuis longtemps.
Dans son édition du 18 octobre, L’Observateur apporte des détails sur l’historique du navire. Le « Princesse Jessica », un cargo de marchandises construit en 1990, a changé de nom à plusieurs reprises au cours des dernières années. Il a navigué sous divers noms, tels que « Kuki Boy » en 2014, « Trader » en 2016, puis « Onda », avant d’être rebaptisé « Princesse Jessica » en mai 2023. Ce bateau, qui voguait jusqu’à récemment sous pavillon togolais, est désormais sans pavillon officiel, ce qui en fait un « engin flottant » sans attache nationale.
La sécurité de l’équipage, composée de trois marins, a également été une source de préoccupation. Heureusement, aucune perte humaine n’est à déplorer. Les trois membres de l’équipage, deux mécaniciens et un cuisinier, sont sortis indemnes du chavirement, mais ont perdu tous leurs effets personnels dans l’incident. Ces marins sont dans une situation précaire, attendant leurs salaires depuis plusieurs mois.
Ils sont abandonnés à eux-mêmes depuis cinq mois, période durant laquelle le navire était à l’ancre au Port de Dakar.
Malgré cet incident, l’activité portuaire n’a pas été affectée, et les autorités continuent de suivre la situation de près.



