Une affaire conjugale oppose actuellement le religieux C. T. Aïdara à son épouse, M. Thiam. Le dossier était devant le tribunal d’instance de Mbour, jeudi, pour des faits qui remonteraient au mois de mars, le jour de la Korité.
Selon le récit de L’Observateur, consulté après l’audience, l’épouse a porté plainte contre son mari pour maltraitance, coups et blessures volontaires et séquestration de leur enfant âgé de cinq ans.
Une altercation le jour de la Korité
D’après les déclarations rapportées à l’audience, M. Thiam aurait voulu se rendre dans une boutique située à proximité du domicile familial. Son mari se serait opposé à sa sortie et aurait récupéré la clé de l’appartement.
Une altercation aurait ensuite éclaté entre les deux conjoints. Toujours selon le récit de L’Observateur, la plaignante affirme que le religieux lui aurait donné un coup de tête au cours de la dispute.
Alertés par les bruits, des voisins seraient intervenus. M. Thiam s’est ensuite rendue au commissariat de Saly Portudal, où elle a déposé une plainte.
Le religieux conteste les accusations
À la barre, C. T. Aïdara a rejeté les accusations portées contre lui. Il affirme n’avoir jamais levé la main sur son épouse et l’accuse, de son côté, de manipulation.
Le mis en cause aurait également évoqué les fréquentations de sa femme pour expliquer sa décision de l’éloigner de leur enfant de cinq ans.
C. T. Aïdara a par ailleurs insisté sur les responsabilités qu’il assume au sein du foyer. Malgré un handicap visuel consécutif à une intervention chirurgicale au Maroc, il assure que son épouse « ne manque de rien ».
« Je lui donne tout ce dont elle a besoin », aurait-il déclaré à l’audience.
Une relation conjugale très tendue
De son côté, M. Thiam décrit une relation marquée depuis plusieurs années par des violences conjugales. Elle affirme que son mari refuse de lui accorder le divorce, malgré la dégradation de leur vie de couple.
« Notre couple bat de l’aile depuis des années », aurait-elle déclaré, estimant ne plus supporter cette situation.
Le religieux aurait également tenu des propos menaçants à l’égard de son épouse, selon le compte rendu de L’Observateur. Il aurait ainsi laissé entendre que leur conflit judiciaire pourrait se poursuivre.
Le tribunal d’instance de Mbour doit rendre son verdict le 24 septembre. Le procureur a, pour sa part, requis l’application de la loi.



