Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, sous l’impulsion de notre leader charismatique, Ousmane Sonko, les députés de PASTEF ont pris publiquement la parole pour décrypter, de manière tout à fait accessible au commun des Sénégalais, dans un langage simple, les facettes cachées d’une proposition de LFR 2026 et de LFI 2027.
Le président du parti, Ousmane Sonko, à la suite de ses camarades, s’est évertué durant près de deux heures d’horloge à démontrer, mathématiquement et chiffres à l’appui, ce qu’il y a lieu de qualifier de dissimulation des orientations antisociales du budget.
Lors de sa Déclaration de politique générale, le Premier ministre, Al Amine Lô, a évité de parler de restructuration et est allé jusqu’à vouloir faire croire au peuple meurtri que son gouvernement allait renforcer substantiellement les aides sociales, les investissements et maintenir les subventions sur l’électricité, tout au moins pour les couches les plus vulnérables. Il a souligné les efforts du gouvernement qui, pour faire face à la flambée des prix, a choisi d’augmenter de manière drastique les subventions sur les hydrocarbures.
À la lecture de la LFR et de la LFI, Ousmane Sonko n’a pas manqué de mettre en lumière ce qu’il n’a pas hésité à qualifier d’« arnaque du siècle ».
Car tout le jeu de l’Exécutif consistait à récupérer d’une main ce qu’il aurait donné de l’autre, ou vice versa.
Chiffres à l’appui, il s’est appesanti sur les subventions aux hydrocarbures, compensées par des surtaxes dépassant souvent 50 %. Il a donné l’exemple du Mali et du Burkina Faso qui, malgré leur enclavement, restent largement plus compétitifs que le Sénégal, pays où l’énergie, de manière générale, est la plus chère de la sous-région.
Il n’a pas manqué de s’appesantir également sur l’opacité, voire même l’absence, à ce stade, d’un mécanisme de ciblage des ménages jugés vulnérables et devant bénéficier de subventions sur l’électricité.
Concernant les augmentations annoncées en grande pompe par le Premier ministre, force est de constater que la montagne aura accouché d’une souris.
Je vous invite solennellement à écouter Ousmane Sonko. Quant à ceux qui souhaitent apporter une réplique en miroir, qu’ils le fassent en gentlemen : chaque chiffre, chaque démarche contestée devra être dûment étayé par des données vérifiables.
Ici, il n’y a pas de place pour le wakh sa khalat, mais bien pour un débat scientifique.
Ousmane Sonko a d’ailleurs terminé sa brillante intervention en invitant Al Amine Lô à un débat public contradictoire sur toutes ces questions, car la transparence dans la gestion de nos deniers publics, entre autres, est l’ADN de notre parti.
Le mot de la fin est un appel au dialogue avec l’Exécutif, sans lequel les députés de PASTEF se verront dans l’obligation de rejeter les deux lois, contraires aux intérêts du peuple, pour bloquer toute hausse supplémentaire des prix.
Aly Konaté
PASTEF – Hann Bel Air


