Samedi dernier, en début de soirée, s’est tenue la cérémonie d’ouverture des premiers Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) organisés sur le continent africain.
Ce fut, à vrai dire, un événement exceptionnel, riche en couleurs, au cours duquel la culture sénégalaise et, au-delà, la diversité culturelle africaine ont été brillamment mises à l’honneur.
Au son de nos vaillantes sonorités musicales, magnifiquement orchestrées par une équipe artistique parfaitement ancrée dans nos réalités locales, la jeunesse mondiale, réunie pour deux semaines en terre sénégalaise, au pays de la Téranga, a vibré à l’unisson.
Bravo à M. Mame Ndiaye, président du comité d’organisation, ainsi qu’à toute son équipe, pour cette excellente entrée en matière. Nous pouvons être fiers d’un tel professionnalisme et de cette capacité à porter haut les couleurs de notre pays.
Malheureusement, et avec tout le respect dû à son rang, le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a donné une nouvelle fois matière à s’interroger sur sa conception du fonctionnement républicain des institutions.
Car la raison aurait voulu qu’en ce jour solennel, le président de l’Assemblée nationale soit également convié à cette cérémonie. Pendant deux années, Ousmane Sonko et son gouvernement se sont pourtant investis corps et âme pour assurer la réussite de ce rendez-vous historique de la jeunesse mondiale.
Au-delà de cette absence regrettable, Ousmane Sonko a, pour sa part, adressé un message particulièrement fort et rassembleur à nos hôtes africains et internationaux.
Rappelons qu’en 2022, malgré des relations politiques autrement plus houleuses, Macky Sall avait adressé une invitation à Ousmane Sonko à la suite de la victoire de notre équipe nationale de football.
Je ne me lasserai donc jamais de le marteler : le président Bassirou Diomaye Faye gagnerait à transcender son ego et à privilégier le dialogue et le respect mutuel entre les institutions. La République est au-dessus des considérations personnelles et des contingences politiques.
Machiavel, dans Le Prince, évoquait ces courtisans qui entourent le pouvoir, davantage préoccupés par leurs privilèges que par l’intérêt supérieur de la nation.
Retenons la raison et faisons prévaloir l’intérêt général. À défaut, nous serions tentés de penser que l’émotion est KIRAYE et que la raison est PASTEF !
Aly KONATE
PASTEF – Les patriotes



