Le patrouilleur de haute mer (PHM) Niani a regagné le port de Dakar ce vendredi 31 juillet, au terme d’une mission transatlantique de plus de deux mois aux États-Unis. Déployé depuis le 21 mai, le bâtiment de la Marine nationale sénégalaise a pris part au National Flitex 250 et à l’International Naval Review 250, deux événements organisés dans le cadre de la célébration du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis.
À son arrivée, le chef d’état-major de la Marine, le contre-amiral Abdou Sène, a salué le professionnalisme, la discipline et l’engagement de l’équipage. Il a qualifié cette mission de première historique, soulignant qu’aucun navire militaire sénégalais n’avait jusqu’ici effectué une traversée transatlantique de cette envergure.
Selon lui, cette opération démontre la capacité de la Marine nationale à conduire des missions de longue durée loin de ses bases et à évoluer aux côtés des plus grandes marines du monde.
Le contre-amiral a également mis en avant la dimension diplomatique de cette participation. « Un navire de guerre n’est pas seulement un instrument de défense, il est aussi un instrument de diplomatie », a-t-il déclaré, estimant que cette mission s’inscrit pleinement dans les ambitions de la Stratégie navale 2050, qui vise à doter le Sénégal d’une marine moderne, performante et innovante.
De son côté, le commandant du Niani, le capitaine de frégate Assane Sèye, a indiqué que l’équipage était composé de 52 militaires, dont quatre femmes. Il a précisé que cette mission avait nécessité plusieurs semaines de préparation à Dakar, avec des exercices intensifs conformes aux standards de l’OTAN.
La traversée, longue de plus de 10 000 milles nautiques, soit environ 18 000 kilomètres, représentait un défi opérationnel et logistique majeur. Une mission que l’équipage a menée à bien, illustrant les capacités techniques du navire et le niveau de préparation de la Marine nationale sénégalaise.



