Bien que Kamala Harris ait perdu la présidentielle face à Donald Trump en novembre 2024, elle demeure la vice-présidente des États-Unis, un poste qui pourrait encore lui ouvrir les portes de la Maison Blanche avant la fin du mandat de son adversaire. Un scénario improbable, mais pas complètement exclu, qui pourrait voir Harris accéder à la présidence avant l’investiture de Trump, prévue pour le 20 janvier 2025.
Le 6 novembre dernier, Kamala Harris a été battue lors du scrutin, ne recueillant que 226 grands électeurs contre 312 pour Donald Trump. Pourtant, malgré cette défaite, l’ancienne sénatrice californienne conserve son rôle de vice-présidente. Et c’est précisément ce poste qui pourrait lui permettre de prendre la tête du pays si des circonstances exceptionnelles survenaient, telles que l’incapacité de Joe Biden à gouverner pour des raisons de santé ou autres. Ce fut d’ailleurs le cas en 2021, lorsque Harris avait brièvement assumé la présidence pendant 1h25, le temps que Joe Biden, alors âgé de 79 ans, subisse une « coloscopie de routine ».
Outre la question de la santé, un vice-président peut également accéder à la présidence en cas de décès du président en exercice. Ce scénario s’est produit à huit reprises dans l’histoire des États-Unis, notamment lors des assassinats de présidents comme Abraham Lincoln et John F. Kennedy, ce dernier étant remplacé par son vice-président Lyndon B. Johnson après sa mort en 1963.
Un appel à la démission de Joe Biden
Alors que Donald Trump devrait prêter serment le 20 janvier 2025, des voix au sein du camp démocrate commencent à évoquer une autre possibilité : celle d’une démission anticipée de Joe Biden en faveur de sa vice-présidente. Jamal Simmons, ancien directeur de la communication de Kamala Harris, a ainsi suggéré sur CNN que Biden pourrait démissionner dans les trente jours suivant la défaite, permettant à Harris de devenir présidente des États-Unis avant l’investiture de Trump. Cette décision, selon Simmons, permettrait à Harris d’éviter la gestion de la transition difficile du 6 janvier 2025, lorsque les résultats des grands électeurs seront officiellement certifiés par le Congrès.
Le 6 janvier 2025, Kamala Harris, en tant que vice-présidente, sera en charge de la session conjointe du Congrès, où elle annoncera officiellement la victoire de Donald Trump après le comptage des voix des grands électeurs. Ce moment symbolique pourrait bien marquer la fin de sa tentative de conquérir la présidence, mais aussi la fin de son rôle exécutif en tant que vice-présidente.
Sur X (anciennement Twitter), Jamal Simmons a réitéré son appel à la démission de Biden, estimant que si Kamala Harris accédait à la Maison Blanche par ce biais, cela pourrait aussi « faciliter la candidature d’une autre femme » à la présidence dans le futur.
Kamala Harris en 2028 : L’espoir d’une revanche ?
La défaite de Kamala Harris en 2024 soulève déjà des interrogations sur son avenir politique. Pour certains, cette première expérience présidentielle lui a permis de mieux cerner les préoccupations des électeurs américains, rendant son profil plus attrayant pour une prochaine campagne. Selon The Times of India, l’expérience acquise pourrait lui offrir une nouvelle opportunité en 2028, à condition qu’elle parvienne à se réinventer après cette première défaite.
Cependant, le Parti démocrate pourrait ne pas être favorable à une candidature multiple, comme en témoignent les exemples d’Hillary Clinton, Mitt Romney, John Kerry ou encore John McCain, qui avaient tous choisi de ne pas retenter leur chance après leur défaite présidentielle. Quoi qu’il en soit, Kamala Harris a déjà exprimé son intention de « continuer à se battre », et de nombreux observateurs s’accordent à dire que sa carrière politique n’est pas encore terminée.
Dans tous les cas, l’avenir de Kamala Harris, qu’il soit à court ou à long terme, continue de susciter de nombreux débats, et sa trajectoire politique semble loin d’être achevée.



