En réaction aux récentes arrestations effectuées par la Brigade de recherches de Keur Massar, le gouvernement a adopté ce mercredi en Conseil des ministres un projet de loi visant à durcir les sanctions prévues par le Code pénal concernant les actes impudiques.
Un respect des engagements et une réponse politiques à l’actualité
Le gouvernement sénégalais a choisi la ligne de la fermeté. Réuni au Palais de la République ce mercredi, le Conseil des ministres a examiné et adopté un texte législatif visant à renforcer la répression des actes dits « contre-nature ». Cette décision intervient dans un climat marqué par l’arrestation récente de plusieurs individus par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar.
Les modifications majeures du Code pénal
Selon Marie Rose Khady Fatou Faye, Secrétaire d’État et Porte-parole du Gouvernement, cette réforme cible spécifiquement la loi n°65-60 du 21 juillet 1965. Les modifications portent principalement sur l’article 319 et introduisent trois changements majeurs :
- Une définition clarifiée : Une précision terminologique accrue sur ce que la loi qualifie d’« actes contre-nature ».
- Un durcissement des peines : Une révision à la hausse des sanctions encourues par les contrevenants.
- L’élargissement des poursuites : L’introduction de sanctions pénales pour l’apologie et le financement de tels actes, des domaines qui n’étaient pas explicitement couverts jusqu’ici.
Ce que prévoit la législation actuelle
Jusqu’à l’entrée en vigueur de cette nouvelle réforme, l’article 319 du Code pénal de 1965 reste la référence. Il dispose que tout individu ayant commis un acte impudique ou contre-nature avec une personne de son sexe encourt :
- Une peine d’emprisonnement allant de 1 à 5 ans.
- Une amende comprise entre 100 000 et 1 500 000 FCFA.
À noter : Actuellement, la peine maximale de 5 ans est systématiquement appliquée dès lors que l’une des parties impliquées est mineure (moins de 21 ans au sens de ce texte).
Cette initiative législative marque une étape décisive dans la politique pénale du pays, reflétant une volonté de l’exécutif de répondre aux préoccupations sociales actuelles par un renforcement de la coercition.



