À la suite de l’élimination du Sénégal en huitièmes de finale de la CAN 2023, l’ère Aliou Cissé a pris fin à la tête des Lions. Pour lui succéder, le nom d’Hervé Renard a rapidement émergé avec insistance dans les cercles de la Fédération sénégalaise de football (FSF).
À cette période sans club, l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire, du Maroc et, plus récemment, de l’équipe de France féminine, apparaissait comme un profil crédible. Des échanges ont effectivement eu lieu, comme l’a confirmé le technicien français, mais ils n’ont pas débouché sur un accord. La FSF a finalement porté son choix sur Pape Thiaw. Une décision fructueuse, puisque le sélectionneur sénégalais a mené les Lions vers un deuxième titre continental, décroché le 18 janvier dernier à Rabat, au Maroc.
Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, à l’occasion de la parution de son ouvrage Moi, le foot, l’Afrique, Hervé Renard est revenu sur cet épisode, expliquant les raisons de l’échec des négociations.
« Au Sénégal, toutes les conditions n’étaient pas réunies, même si j’avais une réelle envie de relever ce challenge », a-t-il confié, évoquant un intérêt partagé qui n’a toutefois pas suffi à finaliser sa nomination.
Très lié au continent africain, l’entraîneur français entretient également une relation particulière avec le Sénégal. En couple avec une Sénégalaise et propriétaire d’une résidence dans le pays, il semblait disposer d’attaches personnelles susceptibles de faciliter son retour sur un banc africain.
Désormais sélectionneur de l’Arabie saoudite, Hervé Renard n’exclut pas pour autant une future expérience en Afrique.
« Si une fédération structurée me soumet un projet sportif ambitieux, cela peut m’intéresser. L’aspect financier n’a jamais été déterminant pour moi. Je me sens bien en Afrique et j’y reviendrai un jour », a-t-il affirmé.
Des propos qui laissent entrevoir, à plus ou moins long terme, un possible nouveau chapitre africain pour l’un des entraîneurs les plus titrés du continent.



