L’image de la dame en fauteuil roulant soulevée par des individus à l’entrée d’un édifice public m’inspire à écrire ces quelques mots.
Lorsque je me suis mis à lire les commentaires, je me rends compte que le Sénégal vit encore à l’état primitif en matière de prise en charge du handicap.
Le handicap est reconnu comme un élément de la diversité de l’humanité par les nations unies.
Des conventions internationales sont ratifiées par le Sénégal, des lois sont érigées au niveau sous-régional, régional et même national mais sur le terrain on est très loin des textes.
Le constat est désolant. Des édifices qui abritent les services d’utilité publique demeurent inaccessibles. L’éducation qui est consacrée comme un droit à tous, est discriminatoire, faute de structures spécialisées ou largement déficitaires par rapport à la demande. La formation des personnes handicapées n’est que poudre aux yeux et l’emploi un mirage qui se dissipe au fur et à mesure que l’espoir grandit.
A qui la faute dans tout ça ?
Les responsabilités sont partagées. Si la famille fait de son enfant handicapé un fond de commerce, si la société décrète que la personne handicapée n’a de place que sous les feux rouges des grandes artères en quête de pitance, si l’État malgré les beaux discours n’a pas de politique sociale en réalité, ce ne serait pas demain la veille de la fin de voir de telles images dans notre pays.
Tant que dans la conscience collective des sénégalais (pas tous heureusement) les personnes handicapées sont considérées comme des « guéneu walleu nite » (Traduction littérale des sous hommes), vivre avec un handicap sera synonyme de galère éternelle.
Nous sommes en 2026, l’ère du numérique le handicap est même source de productivité .
Ceux qui savent, savent.
Tentez pour voir.
Omar Diarra
Hand’Leral – Média 28



