Le député Guy Marius Sagna, membre du groupe Pastef, a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux concernant le manque de transparence financière au sein de l’Assemblée nationale. Dans une publication sur sa page Facebook, Sagna a critiqué le Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby) pour son absence de comptes rendus réguliers sur la gestion des fonds de l’Assemblée.
Réagissant aux questions écrites adressées par Abdou Mbow à Cheikh Tidiane Dièye, Sagna a choisi de répondre directement à Mbow, président du Groupe parlementaire Bby. « Monsieur le président, où sont les 8 rapports trimestriels et les 2 rapports annuels sur la gestion des fonds de l’Assemblée nationale depuis septembre 2022 ? Quand le compte rendu sera-t-il publié ? Le Groupe parlementaire Bby ignore-t-il les articles 30 et 31 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ? » a-t-il questionné.
Sagna a dénoncé ce qu’il considère comme une contradiction flagrante entre les appels à la transparence du groupe Bby et leur propre gestion des fonds publics. Il a commenté : « Tandis que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko est accusé de faire du « Jub Jubal Jubanti », l’Assemblée nationale de Bby pratique le « Dëng, Dëngal ». » Il a aussi affirmé qu’une réforme de l’Assemblée nationale est nécessaire, soulignant que « une autre Assemblée nationale est possible ».
En réponse à Abdou Mbow, qui a exprimé des préoccupations sur la gestion des deniers publics, Sagna a exprimé son étonnement face à la publication de Mbow. Il a rappelé que le président du groupe Bby n’a pas publié les rapports requis par le Règlement intérieur, ce qui va à l’encontre des obligations légales. « Comment peut-on affirmer être soucieux d’une gestion transparente tout en refusant de rendre compte de la gestion de plus de 40 milliards de francs CFA ? Le gouvernement est tenu de rendre des comptes, et il continuera à le faire », a-t-il conclu.
Ce débat met en lumière les tensions autour de la transparence financière au sein des institutions sénégalaises, et appelle à une plus grande rigueur dans la gestion des fonds publics.



