À la suite des déclarations de Julie Kozack, porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), le Dr Babo Amadou Ba soulève des questions sur la transparence budgétaire et la souveraineté parlementaire du Sénégal. Il appelle les députés à clarifier les paramètres convenus entre le gouvernement et l’institution financière internationale.
Le débat autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 prend une nouvelle dimension. Dans une déclaration, le Dr Babo Amadou Ba réagit aux propos de Julie Kozack, selon lesquels le respect des paramètres et objectifs convenus avec le FMI est essentiel à la poursuite du programme.
Cette position soulève, selon lui, une question centrale : quels sont précisément les engagements budgétaires pris par le Sénégal envers le FMI ?
Le déficit budgétaire autorisé, le plafond d’endettement, les objectifs de recettes fiscales, les limites des dépenses publiques ainsi que les engagements relatifs aux subventions et aux investissements figurent parmi les principaux points nécessitant des éclaircissements.
La souveraineté parlementaire au cœur des interrogations
Au-delà des aspects techniques, cette interpellation porte sur la transparence des engagements conclus avec le FMI et leur communication aux députés.
Le spécialiste estime qu’un accord technique entre le gouvernement et les services du Fonds ne saurait se substituer aux prérogatives constitutionnelles de l’Assemblée nationale en matière d’examen et de vote du budget.
Il rappelle ainsi que les Sénégalais ont le droit de connaître les engagements qui encadrent la gestion des finances publiques et leurs conséquences sur les choix économiques du pays.
Un appel aux députés à jouer pleinement leur rôle
Face à ces interrogations, le Dr Babo Amadou Ba invite les parlementaires à profiter du débat budgétaire pour obtenir des réponses précises sur les paramètres convenus avec le FMI, leur portée et les marges de manœuvre dont dispose réellement l’Assemblée nationale.
Alors que l’examen de la LFR 2026 suscite des tensions entre le gouvernement et les députés, cette question remet au premier plan les exigences de transparence, de responsabilité budgétaire et de souveraineté parlementaire.
Pour l’auteur de cette interpellation, un budget ne peut être adopté sans que les contraintes et les engagements qui l’encadrent soient clairement connus.



