La Direction des prévisions et des études économiques (DPEE) a rendu publique, le 27 février 2026, sa note de conjoncture. Le rapport souligne une progression significative de la mobilisation des ressources budgétaires à fin novembre 2025, parallèlement à une réduction marquée des dépenses publiques.
Au terme des onze premiers mois de 2025, les ressources globales sont estimées provisoirement à 3 961 milliards de FCFA, soit une hausse de 10,1 % par rapport à la même période en 2024. Elles se répartissent entre 3 595,5 milliards de FCFA de recettes fiscales, 284,8 milliards de recettes non fiscales et 80,6 milliards de dons.
Les recettes fiscales affichent une augmentation de 267,7 milliards de FCFA (+8,0 % en glissement annuel). Cette dynamique est notamment portée par la progression de l’impôt sur le revenu (+62,6 milliards ; +10,8 %), de la taxe sur les biens et services intérieurs (+54,8 milliards ; +13,5 %), de la TVA à l’importation (+51,2 milliards ; +8,4 %) et de l’impôt sur les sociétés (+42,6 milliards ; +7,4 %).
En revanche, certains postes enregistrent un recul, notamment les droits de douane sur le pétrole (-13,7 %), les recettes du Conseil sénégalais des Chargeurs (Cosec) (-27,8 %) et les droits d’enregistrement (-3,8 %).
S’agissant des dépenses publiques, elles ont été exécutées à hauteur de 5 225,5 milliards de FCFA à fin novembre 2025, contre 5 882,8 milliards un an auparavant, soit une baisse de 657,3 milliards (-11,2 %). Cette contraction s’explique principalement par la diminution des dépenses d’investissement (-36,5 %) et la réduction des transferts et subventions (-5,8 %). À l’inverse, certaines charges sont en hausse, notamment les intérêts de la dette (+18,9 %), la masse salariale (+2,4 %) et les dépenses de biens et services (+2,7 %).
Concernant la masse monétaire, celle-ci s’établit à 11 206,1 milliards de FCFA à fin novembre 2025, en progression mensuelle de 150,4 milliards. Cette évolution est portée par l’augmentation de la circulation fiduciaire, des dépôts transférables et des autres dépôts inclus dans l’agrégat monétaire.
Sur une base annuelle, la liquidité globale de l’économie progresse de 17,4 %, traduisant un environnement monétaire plus dynamique. Dans l’ensemble, la note met en évidence une amélioration sensible des recettes fiscales et un effort de rationalisation des dépenses, dans un contexte d’expansion de la liquidité au sein de l’économie sénégalaise.



