La campagne agricole 2026-2027 se poursuit dans un contexte pluviométrique contrasté dans la région de Kédougou. Au 23 septembre, les cumuls restent globalement en dessous de ceux enregistrés à la même période en 2025 et de la normale saisonnière. Une situation préoccupante dans plusieurs zones, mais qui n’empêche pas, pour l’heure, une évolution jugée globalement satisfaisante des cultures.
Selon le rapport hebdomadaire n°16 de suivi de la campagne agricole 2026-2027, couvrant la période du 17 au 23 septembre, 11 des 15 postes pluviométriques suivis affichent des cumuls inférieurs à ceux enregistrés en 2025.
Les déficits les plus importants sont relevés à Saraya (-296 mm), Bembou (-256 mm), Missirah Sirimana (-252,5 mm) et Fongolimbi (-251,8 mm). Khossanto accuse également un déficit de 232,3 mm par rapport à la même période de l’année précédente.
À l’inverse, certaines localités enregistrent des niveaux de précipitations plus favorables. Ethiolo affiche un excédent de 218 mm, suivi de Salémata (+132,5 mm), Dakately (+119 mm) et Mako (+2,1 mm). Des écarts qui illustrent la forte disparité de la pluviométrie à l’échelle régionale.
Des écarts également marqués par rapport à la normale
La comparaison avec la normale pluviométrique de référence, établie sur la période 1991-2020, confirme cette situation contrastée.
Seuls Ethiolo (+172,9 mm), Salémata (+157,4 mm) et Saraya (+15,6 mm) enregistrent des excédents par rapport à cette référence. Les autres postes demeurent déficitaires, avec des écarts allant de -56 mm à Bembou à -365,2 mm à Oubadji.
La campagne reste donc marquée par une répartition irrégulière des précipitations, avec des zones fortement déficitaires et d’autres bénéficiant de conditions hydriques plus favorables.
Les cultures maintiennent une évolution encourageante
Malgré ces déficits, les observations effectuées sur le terrain apportent quelques motifs de satisfaction.
Les cultures présentent actuellement des stades phénologiques variés. Les premières vagues de fonio, de maïs et d’arachide ont notamment atteint des phases génératives, allant de l’épiaison et de la floraison au remplissage et au début de la maturité.
Les autres vagues de cultures, ainsi que le riz, le sorgho et le coton, se trouvent principalement aux stades de croissance et de développement végétatif, avec, pour certaines parcelles, l’entrée en phase de montaison.
Dans les exploitations, les producteurs poursuivent les opérations d’entretien, notamment le désherbage, l’épandage d’engrais et les traitements phytosanitaires. Des pratiques qui contribuent à maintenir une conduite culturale jugée appropriée malgré les contraintes pluviométriques.
La chenille légionnaire reste sous surveillance
Sur le plan phytosanitaire, la chenille légionnaire d’automne (CLA) demeure un point de vigilance.
Des attaques ont été signalées sur les cultures de maïs dans les départements de Kédougou et de Salémata. Le rapport fait également état de la présence du ravageur dans les départements de Saraya et Salémata.
À ce stade, les dégâts sont toutefois considérés comme modérés et la situation demeure suivie par les services compétents.
Une vigilance nécessaire jusqu’à la fin de la campagne
Au 23 septembre, la campagne agricole 2026-2027 présente donc un bilan intermédiaire contrasté dans la région de Kédougou. Si la pluviométrie demeure déficitaire dans une large partie des postes suivis, certaines localités bénéficient de cumuls supérieurs à ceux de 2025 ou à la normale saisonnière.
La dynamique des cultures constitue, pour l’heure, un signal encourageant. Mais les déficits hydriques enregistrés dans plusieurs zones imposent de maintenir une vigilance accrue, notamment sur l’évolution des cultures en fin de cycle et sur la situation phytosanitaire.
À Kédougou, la campagne agricole avance ainsi entre déficit pluviométrique et résistance des cultures, dans l’attente des prochaines évolutions qui permettront de mieux apprécier le bilan de la saison.


