Le Président El Malick Ndiaye a porté la voix du Sénégal lors de la 51ᵉ session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), tenue à Yaoundé, au Cameroun.
Prenant part au débat général consacré au thème « Multilatéralisme et souveraineté des États », le Premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal a défendu une position claire : celle d’un multilatéralisme qui, loin d’entraver les États, contribue à renforcer leur souveraineté. « Un multilatéralisme efficace ne s’oppose pas à la souveraineté des États ; il la renforce par le dialogue, la solidarité et la coopération », a-t-il déclaré.
Dans un contexte international marqué par de multiples défis, El Malick Ndiaye a souligné la nécessité pour la Francophonie parlementaire de se réinventer afin de mieux répondre aux attentes des peuples. Il a ainsi plaidé pour un renforcement des mécanismes institutionnels de l’APF, notamment à travers la mise en place d’un cadre de réflexion sur l’évolution de son statut.
Le Président El Malick Ndiaye a également soutenu la création d’une Commission de la défense et de la sécurité, estimant qu’un tel organe permettrait de doter l’institution de leviers d’action adaptés aux enjeux contemporains, en particulier dans un environnement international de plus en plus instable.
Réaffirmant l’ancrage historique du Sénégal dans le projet francophone, il a rappelé l’héritage de Léopold Sédar Senghor, considéré comme l’un des pères fondateurs de la Francophonie institutionnelle, ainsi que le rôle déterminant de Abdou Diouf dans son rayonnement à l’échelle internationale.
À travers cette intervention, le Sénégal réitère son engagement en faveur d’une Francophonie plus forte, plus influente et résolument tournée vers la solidarité entre ses États membres, dans un esprit de coopération renouvelée et de diplomatie parlementaire active.



