La police sénégalaise a récemment démantelé un réseau mafieux à Dakar, suite à une plainte déposée par un attaché de l’Ambassade du Burkina Faso. Le plaignant a signalé la « séquestration » de sa compatriote, R. Lompo, qui avait été amenée à Dakar par un groupe de faussaires lui promettant un « stage suivi d’un emploi rémunéré » en échange de 900 000 F CFA.
À son arrivée, R. Lompo a été retenue contre son gré par son hôte, qui l’a forcée à dépenser son argent dans l’achat de biens via l’application Qnet, a expliqué le plaignant aux enquêteurs, en fournissant des preuves.
Sur la base de ces informations, les forces de l’ordre ont agi le 21 octobre en perquisitionnant la villa où la jeune femme était détenue. Cette opération a conduit à la découverte de 23 autres ressortissants étrangers : 11 Guinéens, 4 Burkinabés, 2 Maliens, 3 Ivoiriens et 3 Béninois. Lors de leur audition, tous ont affirmé avoir été amenés au Sénégal pour des montants variant entre 100 000 et 900 000 F CFA, et ont été entraînés dans le marketing de réseau par A. Kindrebegou, considéré comme le cerveau de cette opération.
L’individu a été arrêté et placé en garde à vue, faisant face à des accusations d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de séquestration, de trafic de migrants et de séjour irrégulier. Cette affaire met en lumière les dangers des réseaux de faussaires exploitant des personnes vulnérables sous de fausses promesses.



