L’Afrique pourrait progressivement réduire sa dépendance aux importations de carburants dans les prochaines années. Selon le milliardaire nigérian Aliko Dangote, la majorité des pays du continent pourraient couvrir leurs besoins à partir de raffineries africaines d’ici 2030.
Cette déclaration intervient alors que le groupe Dangote s’apprête à lancer un nouveau projet au Kenya. Après la mise en service, en 2024 au Nigeria, de la plus grande raffinerie du continent, le groupe prévoit la construction d’une nouvelle installation à Lamu, sur la côte nord-est du pays.
Une nouvelle raffinerie au Kenya
Aliko Dangote doit poser la première pierre de cette raffinerie mercredi. Le projet, dont les travaux devraient durer environ 30 mois, prévoit une capacité de production de 700 000 barils par jour, selon les informations communiquées.
L’objectif s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer les capacités africaines de transformation du pétrole brut. Malgré ses importantes ressources pétrolières, l’Afrique reste fortement dépendante des importations de produits raffinés.
Réduire les exportations de matières premières
Pour Aliko Dangote, cette dépendance constitue un enjeu majeur pour les économies africaines. Il estime que le continent doit davantage transformer ses matières premières sur place afin de conserver une plus grande partie de la valeur créée.
« Nous exportons des emplois », a-t-il expliqué, estimant que l’exportation de matières premières prive les pays africains d’opportunités économiques et industrielles.
À travers le développement des raffineries, le milliardaire nigérian défend ainsi une transformation locale accrue des ressources africaines et la création d’emplois sur le continent.



