Après avoir passé plus de 12 heures bloqués à l’aéroport d’Al Abraq, où ils avaient atterri pour leur match contre la Libye, les Super Eagles du Nigeria ont décidé de rentrer au pays. La délégation a vécu une expérience éprouvante, se retrouvant sans lieu de repos, sans vivres et sans possibilité de quitter l’aéroport.
L’équipe, dirigée par Augustine Eguavoen, avait initialement atterri dimanche soir après que leur vol ait été dérouté de Benghazi à la dernière minute. À leur arrivée, ils se sont sentis comme des otages, confrontés à des conditions déplorables jusqu’à ce qu’une lueur d’espoir apparaisse à la mi-journée lundi. William Troost-Ekong, le capitaine des Super Eagles, a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, notant qu’un bus a été mis à disposition « comme par magie » 12 heures après leur atterrissage, alors qu’un chauffeur se moquait de la situation en filmant le groupe.
Face à cette situation, le Nigeria a pris la décision de ne pas participer au match prévu mardi soir. Cela a provoqué de nouvelles tensions avec les autorités libyennes, qui ont d’abord refusé de les laisser partir. « Cela devient effrayant, j’ai peur pour notre vie », a tweeté le milieu de terrain Wilfred Ndidi. Finalement, après des négociations, les Super Eagles ont pu obtenir l’autorisation de quitter le pays.
Troost-Ekong a ensuite informé ses supporters : « Notre avion est en train de faire le plein en ce moment même et nous devrions bientôt partir pour le Nigeria. Merci à tous pour votre soutien ! » Il a également déploré le traitement réservé à son équipe : « Des erreurs et des retards peuvent arriver, mais jamais volontairement ! »
Le match n’a donc pas lieu comme prévu, et la Confédération africaine de football (CAF) se retrouve face à un dilemme. Elle devra décider si elle reprogrammera cette rencontre, ce qui semble peu probable compte tenu du calendrier international chargé, ou si elle imposera un forfait à l’une des équipes jugées responsables de cette situation.



