Le week-end du 5 et 6 octobre 2024 a été marqué par de nouvelles attaques de groupes armés dans le nord-est du Burkina Faso, plus précisément dans la province de Gnagna. Samedi, une embuscade dans la zone de Bogandé a coûté la vie à 17 soldats, selon des sources locales. Le lendemain, dimanche, c’est le marché de la commune de Manni, située à environ 200 kilomètres au nord-est de Ouagadougou, qui a été la cible d’une attaque. Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué.
Les premières alertes et appels à l’aide ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, relayés par des habitants. Des vidéos partagées montrent l’ampleur des dégâts : sur l’une d’elles, filmée au niveau du marché, de nombreuses boutiques en tôle et en bois sont encore en proie aux flammes, tandis que des commerçants, dans un climat de panique, tentent de sauver leurs biens. Une autre vidéo dévoile la cour intérieure du dispensaire de Manni, où des blessés, certains sous perfusion, sont allongés à même le sol, pris en charge par le personnel médical. Cette attaque, survenue en début d’après-midi, n’a pas encore été revendiquée.
Une attaque survenue après le discours du capitaine Ibrahim Traoré
L’attaque de Manni a eu lieu un jour de grand marché, un moment de forte affluence pour cette commune située sur la Nationale 18, un axe stratégique reliant Bogandé au sud à Dori, tout au nord. Selon les informations recueillies, un convoi de camions de marchandises était présent dans la zone au moment de l’attaque, qui a été rapide et brutale.
Cet événement intervient au lendemain du discours du capitaine Ibrahim Traoré, diffusé sur la radio nationale. Le chef de l’État burkinabé a adressé un message clair aux groupes terroristes en déclarant : « Nous allons continuer à nous battre jusqu’à ce qu’ils soulèvent le drapeau blanc. » Une déclaration forte qui semble avoir été suivie d’une réponse violente sur le terrain.



