La cérémonie de pose de la première pierre du projet SM10 Agro de Sadio Mané, organisée ce samedi à Bambali, ne s’est pas limitée à l’enjeu économique et social du projet. En marge de l’événement, un différend autour du protocole de la cérémonie a opposé les organisateurs aux représentants de l’État.
Venu représenter le chef de l’État, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, aurait souhaité prononcer le dernier discours, après l’intervention d’Ousmane Sonko. Une demande qui aurait suscité des discussions entre les organisateurs et les autorités administratives.
L’ancien directeur général du Port autonome de Dakar a dénoncé ce qu’il présente comme une tentative de modification du protocole initial.
« C’est passé inaperçu, mais le préfet de Sédhiou, sur instruction de sa hiérarchie, a tenté de bousculer le protocole républicain. Il a insisté pour que le ministre Serigne Guèye Diop clôture les allocutions », a-t-il déclaré.
Selon le même responsable, les organisateurs auraient maintenu leur position jusqu’à l’intervention du Premier ministre.
« Devant notre refus ferme, ils ont dû reculer après un coup de fil du Premier ministre », a-t-il affirmé, avant de lancer une pique à l’endroit des autorités : « Ces gens font preuve de petitesse. Ils ne nous connaissent apparemment pas : nous ne lâchons jamais rien. Qu’ils se contentent plutôt de gérer les coupures d’électricité. »
Le geste de Sadio Mané alimente les commentaires
Le protocole n’a pas été le seul sujet de discussion autour de la cérémonie. Des images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent également des échanges entre les différentes parties au sujet du placement des autorités avant la pose de la première pierre.
Sur les séquences diffusées, Sadio Mané laisse Ousmane Sonko accomplir le geste symbolique marquant le lancement officiel du projet.
Ce moment a rapidement suscité des commentaires, certains y voyant une dimension politique, alors que la cérémonie était avant tout consacrée au lancement d’un projet agro-industriel destiné à contribuer au développement économique de Bambali et de sa communauté.
Au-delà des débats protocolaires, l’événement aura ainsi été marqué par une forte dimension symbolique, entre investissement privé, développement local et présence de plusieurs hautes autorités de l’État.



