La troisième session extraordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale s’est ouverte ce vendredi 18 septembre. À cette occasion, le président de l’institution, Ousmane Sonko, s’est exprimé sur les rumeurs faisant état d’un blocage parlementaire autour des finances publiques.
Dès l’entame de son intervention, le président de l’Assemblée nationale a appelé à davantage de retenue lorsqu’il est question de l’image de l’institution.
« Je voudrais au passage, au nom de l’institution qu’est l’Assemblée nationale, appeler tous nos concitoyens à beaucoup de retenue quand il s’agit de mettre sur le devant de la scène la réputation de l’institution », a-t-il déclaré.
« L’institution n’a jamais reçu de notification »
Ousmane Sonko a ensuite contesté l’idée selon laquelle l’Assemblée nationale aurait volontairement empêché l’examen d’une loi de finances rectificative pour 2026.
« L’institution n’a jamais reçu de notification de loi de finances rectificative sur l’année 2026. Le gouvernement n’a jamais saisi l’Assemblée nationale d’une demande complète accompagnée d’une loi de finances rectificative », a-t-il affirmé.
Le président de l’Assemblée nationale a ainsi dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de la question.
« Vouloir instrumentaliser sur le plan politique et faire croire aux Sénégalais qu’il y aurait une crise que l’Assemblée nationale a délibérément bloqué l’examen d’une loi de finances relève de la démagogie et de la mauvaise foi », a-t-il ajouté.
Cette question intervient alors que le gouvernement avait demandé, début septembre, le dépôt dans les meilleurs délais du projet de loi de finances rectificative 2026 à l’Assemblée nationale.
Un appel au respect de l’institution
Pour conclure, Ousmane Sonko a appelé les différents acteurs engagés dans le débat public à respecter les prérogatives de l’Assemblée nationale.
« L’Assemblée nationale est une institution et nous appelons tous les acteurs politiquement engagés, ou de manière déguisée, à respecter cette institution », a-t-il déclaré.
La troisième session extraordinaire doit notamment examiner plusieurs textes et propositions de loi inscrits à son ordre du jour.



