Après avoir marqué l’histoire du Sénégal à Miss World en intégrant le Top 20 mondial et en terminant troisième parmi les candidates africaines, Fatoumata Diop revient sur son expérience.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, la reine de beauté évoque notamment les difficultés rencontrées avant et pendant la compétition. Elle décrit une préparation qu’elle juge insuffisamment structurée et un accompagnement limité du Comité Miss Sénégal.
Une préparation largement assumée seule
Fatoumata Diop affirme avoir dû prendre en charge plusieurs aspects de sa participation, notamment les finances, la logistique, le visa, les tenues et les séances photo.
« La préparation n’a pas été aussi structurée que je l’aurais souhaité », confie-t-elle, avant d’ajouter : « Je devais être à la fois la candidate, la coordinatrice. »
Selon ses déclarations, seuls deux partenaires auraient été mobilisés pour l’accompagner. Elle affirme avoir acheté certaines tenues sur ses propres fonds et financé elle-même plusieurs shootings.
La candidate indique également avoir payé son visa et dépensé 500 dollars pour obtenir 6 500 votes. De son côté, le Comité Miss Sénégal lui aurait versé 100 000 FCFA. Une somme qu’elle estime insuffisante au regard de certaines dépenses, notamment les frais d’excédent de bagages, qui auraient atteint près de 400 000 FCFA.
Une finale sans robe prête
Les difficultés auraient également persisté jusqu’aux dernières heures de la compétition.
« À quelques heures de la finale, je n’avais pas de robe finale prête à porter », raconte Fatoumata Diop.
Elle affirme par ailleurs avoir été seule le jour de la finale, sans représentant du Comité Miss Sénégal à ses côtés. « À aucun moment, je n’ai reçu d’appel du Comité pour savoir si j’allais bien ou si j’avais besoin d’aide », soutient-elle.
Un message pour les prochaines candidates
Malgré ces difficultés, Fatoumata Diop assure ne pas être dans une démarche de revendication d’excuses. Elle souhaite plutôt que son expérience puisse servir aux futures représentantes du Sénégal dans les concours internationaux.
« Le potentiel seul ne suffit pas. Il faut aussi les moyens, la préparation, l’organisation et une équipe derrière la candidate », estime-t-elle.
Pour la reine de beauté, une participation à une compétition internationale nécessite donc un accompagnement permettant aux candidates de disposer de conditions comparables pour défendre leurs chances.



