La présence des femmes au sein des Forces armées sénégalaises continue de progresser. Avec une représentation estimée à 7 %, elles occupent désormais davantage de fonctions opérationnelles et de postes de commandement. Pour consolider cette dynamique, l’État-Major général des Armées a organisé une journée de vulgarisation de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité.
La rencontre s’est tenue au camp Dial Diop de Dakar autour du thème : « La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies : enjeux, bilan et perspectives dans les Armées sénégalaises ».
Adoptée le 31 octobre 2000, cette résolution reconnaît le rôle essentiel des femmes dans la prévention et le règlement des conflits. Elle appelle également à renforcer leur protection face aux violences en période de crise.
Le Sénégal veut renforcer la participation des femmes
Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a salué l’initiative du Chef d’État-Major général des Armées. Il a également remercié ONU Femmes, les représentants des Nations unies et les partenaires institutionnels pour leur accompagnement.
Dans son intervention, le ministre a rappelé les conséquences des conflits armés sur les sociétés et les populations vulnérables. Il a particulièrement insisté sur la situation des femmes, souvent exposées à des violences spécifiques.
Toutefois, il a souligné leur contribution essentielle à la préservation du tissu social, à la prévention des tensions, à la médiation et à la reconstruction des communautés.
Un objectif de 13 % fixé par les Nations unies
Avec environ 7 % de femmes dans ses rangs, le Sénégal figure parmi les pays qui affichent une forte représentation féminine au sein de leurs forces armées.
Cette progression repose notamment sur la création de structures dédiées au genre, les programmes de sensibilisation et de formation, ainsi que la mise en œuvre de la Méthodologie d’évaluation des opportunités pour les femmes dans les opérations de paix (MOWIP).
Malgré ces avancées, les autorités ambitionnent d’aller plus loin. L’objectif est désormais d’atteindre le seuil minimal de 13 % recommandé par les Nations unies.
Yankhoba Diémé a toutefois précisé que cette ambition devra être poursuivie sans compromettre les engagements et les exigences militaires.
À travers cette journée de vulgarisation, les Armées sénégalaises entendent ainsi consolider les acquis et renforcer la place des femmes dans les missions opérationnelles, les mécanismes de décision et les responsabilités de commandement.



