Les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont récemment donné un nouvel élan à leur coopération en officialisant la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Lors de leur premier sommet tenu à Niamey, la capitale nigérienne, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le Colonel Assimi Goïta du Mali et le Général Abdourahamane Tiani du Niger ont établi des fondations solides pour l’avenir de leur collaboration.
Un des points forts de ce sommet historique a été la décision unanime de mettre en place une banque d’investissement au sein de l’espace de l’AES. Cette initiative ambitieuse vise à catalyser le développement économique de la région en consolidant les ressources financières disponibles pour des projets stratégiques.
Dans un communiqué conjoint, les dirigeants ont chargé les ministres des Affaires étrangères et du Développement de prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre opérationnelle cette nouvelle institution financière. Ils ont exprimé leur satisfaction quant aux progrès réalisés dans la lutte contre le terrorisme grâce à la coopération renforcée entre leurs États au sein de l’Alliance.
La Confédération s’est également engagée à intensifier ses efforts collectifs pour lutter efficacement contre le terrorisme au Sahel, en particulier dans la région stratégique du Liptako-Gourma. Cette décision marque une évolution significative pour les trois États, qui avaient annoncé en janvier leur intention de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Ce sommet inaugural de l’AES représente non seulement un jalon majeur dans l’histoire de la région, mais aussi un témoignage de leur détermination à assurer un avenir sécurisé et prospère pour leurs citoyens et à renforcer la coopération régionale face aux défis communs.



