Le Mouvement national « Tabakh » Les Bâtisseurs critique les commissions parlementaires actuellement en activité. Il dénonce des enquêtes qu’il juge « sélectives et orientées » et demande aux députés d’élargir leurs investigations à d’autres dossiers liés à la gestion des finances publiques et aux marchés de l’Assemblée nationale.
Tabakh dénonce des enquêtes jugées sélectives
Le mouvement reproche aux parlementaires de concentrer leurs auditions sur certaines personnalités, notamment d’anciens responsables de l’État. Il estime que les investigations devraient couvrir un éventail plus large d’affaires liées à la gestion publique.
Ses membres contestent également la manière dont certaines personnes ayant servi le pays sont exposées au cours de ces procédures. Ils appellent ainsi à un examen plus large des dossiers, au-delà de ceux déjà retenus par les commissions.
Les fonds de la Case des tout-petits et les marchés ciblés
Parmi les dossiers que Tabakh souhaite voir examinés figurent les fonds alloués à la Case des tout-petits. Le mouvement demande aussi des vérifications concernant l’achat de véhicules qu’il présente comme destinés à des responsables politiques.
Il réclame par ailleurs des éclaircissements sur les 37 milliards de francs CFA évoqués dans le dossier de l’ASER. Les marchés liés à l’acquisition de véhicules pour les députés figurent également parmi ses préoccupations.
Ces demandes traduisent la volonté du mouvement de voir les contrôles parlementaires s’étendre à plusieurs opérations financières et marchés publics.
Une critique du fonctionnement de la législature
Tabakh ne limite pas ses critiques au choix des dossiers examinés. Le mouvement s’en prend aussi au fonctionnement de la législature actuelle, qu’il qualifie d’« incolore, inodore, sans saveur ».
À travers cette sortie, il appelle les députés à élargir le champ de leurs investigations et à examiner davantage de dossiers liés à l’utilisation des ressources publiques. Les accusations et les demandes formulées par le mouvement restent toutefois des positions qu’il défend et ne constituent pas, à elles seules, la preuve d’irrégularités.



