À l’ouverture de l’année parlementaire 2026-2027, mardi, Ousmane Sonko a placé la gestion du patrimoine public au centre de son discours. Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de distinguer les intérêts de la collectivité de ceux des gouvernants, dans un contexte de tensions institutionnelles autour du contrôle de plusieurs dossiers publics.
« L’État n’appartient à personne »
Dans son allocution, Ousmane Sonko a contesté l’idée qu’un gouvernement puisse s’approprier l’État. Il a rappelé que les ressources du Trésor public ne sont la propriété d’aucun dirigeant.
Selon lui, toute personne investie d’une fonction publique agit au nom de la collectivité. Elle assure la gestion des biens communs sans en être propriétaire et doit rendre compte de cette gestion au peuple.
Le président de l’Assemblée nationale a également présenté la transparence comme une exigence liée à l’exercice d’un mandat public, et non comme une faveur accordée par les gouvernants.
Les contrats pétroliers et les fonds spéciaux en toile de fond
Cette prise de position intervient dans un contexte de désaccord entre le gouvernement et la majorité parlementaire de Pastef. Le gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel pour contester plusieurs démarches parlementaires portant notamment sur le contrôle des contrats pétroliers et gaziers ainsi que des fonds spéciaux.
Ces initiatives visent à renforcer l’examen de dossiers liés à la gestion des ressources et des finances publiques.
L’article 25 de la Constitution invoqué
Pour étayer son argumentation, Ousmane Sonko s’est appuyé sur l’article 25 de la Constitution, qui consacre notamment la propriété du peuple sur les ressources naturelles.
À travers ce rappel, le président de l’Assemblée nationale a mis l’accent sur la responsabilité des dirigeants dans la gestion du patrimoine collectif et sur le principe selon lequel les ressources publiques doivent servir l’intérêt général.



