La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies pourrait être confrontée à un nouvel obstacle judiciaire. Juan Branco, avocat franco-espagnol connu pour avoir défendu Ousmane Sonko dans l’affaire Adji Sarr, affirme que le conseiller rapporteur de la Cour de cassation française s’est prononcé en faveur de la transmission à la chambre de l’instruction d’un dossier visant l’ancien chef de l’État pour des faits qualifiés de crimes contre l’humanité.
Dans une publication, l’avocat évoque les violences survenues au Sénégal entre mars 2021 et avril 2024. Il déplore notamment l’absence, selon lui, d’enquêtes suffisamment approfondies sur les morts et les actes de torture recensés durant cette période.
Juan Branco affirme également que la procédure aurait été bloquée pendant trois ans et attribue ce blocage à une intervention d’Emmanuel Macron. Ces accusations, qui engagent leur auteur, nécessitent toutefois des éléments indépendants pour être établies.
À ce stade, la position du conseiller rapporteur ne saurait être assimilée à une décision définitive de la Cour de cassation ni à une déclaration de culpabilité. Macky Sall bénéficie de la présomption d’innocence.
Cette évolution alléguée intervient dans un contexte délicat pour l’ancien président, dont les ambitions à la tête des Nations unies se heurtent déjà à des difficultés lors des premières consultations. Si la procédure judiciaire est confirmée et connaît de nouveaux développements, elle pourrait alimenter les débats autour de sa candidature, sans permettre, à elle seule, de préjuger de son issue.



