L’enquête sur l’affaire Pape Abdoulaye Touré connaît une nouvelle étape. Les éléments de la Section de recherches ont conduit, ce vendredi, au parquet de Dakar les quatre personnes arrêtées dans le cadre de cette procédure.
Selon les informations rapportées par l’Observateur, les mis en cause sont constitués de deux vigiles qui travaillaient à l’époque au domicile de l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, et de deux agents du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).
Poursuivis pour des faits présumés de crime contre l’humanité
D’après des sources citées par Seneweb, les quatre personnes seraient poursuivies pour des faits qualifiés de « crime contre l’humanité », qui auraient été commis durant la période comprise entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024.
Cette qualification, particulièrement lourde sur le plan judiciaire, devra toutefois être appréciée dans le cadre de la procédure et des actes qui seront éventuellement posés par les autorités judiciaires.
Les mis en cause font actuellement l’objet d’un retour de parquet, une situation qui signifie que le procureur n’a pas encore définitivement statué sur les suites immédiates à donner au dossier.
Vers une information judiciaire ?
Selon les informations rapportées, le dossier pourrait être transmis à un juge d’instruction. Une éventuelle information judiciaire permettrait alors d’approfondir les investigations et d’établir les responsabilités individuelles à partir des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête.
À ce stade, les personnes mises en cause bénéficient naturellement de la présomption d’innocence et aucune culpabilité définitive ne peut être retenue avant une décision de justice.
L’affaire Pape Abdoulaye Touré continue ainsi de suivre son cours devant les autorités judiciaires sénégalaises.
Média 28



