Le 21 novembre, au millième jour de l’offensive russe contre l’Ukraine, le président Vladimir Poutine a signé un décret élargissant les conditions dans lesquelles la Russie pourrait recourir à l’arme nucléaire. Cette décision intervient dans un contexte tendu, peu après que les États-Unis ont autorisé l’Ukraine à utiliser des missiles à longue portée pour frapper des cibles sur le territoire russe.
En septembre dernier, Poutine avait averti que la Russie pourrait envisager l’usage de l’arme nucléaire en réponse à une « agression massive », notamment si des attaques aériennes d’ampleur étaient lancées contre son pays. Le Kremlin a également précisé que si un pays non nucléaire, comme l’Ukraine, menait des attaques contre la Russie avec le soutien d’une puissance nucléaire, telle que les États-Unis, cela pourrait être interprété comme une « agression conjointe », justifiant ainsi un recours à l’arme nucléaire.
Le décret signé par Poutine marque une escalade dans la rhétorique nucléaire de Moscou et s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre la Russie et l’Occident, alors que le conflit en Ukraine se poursuit sans relâche.



