En Guinée, le référendum constitutionnel, prévu pour la fin de l’année 2024, approche à grands pas. Actuellement, une vaste campagne de vulgarisation est menée à travers le pays pour présenter l’avant-projet de la nouvelle Constitution aux citoyens. Récemment, le président du Conseil national de Transition (CNT), Dansa Kourouma, a effectué une visite à Labé pour échanger avec les populations sur le contenu du texte, insistant particulièrement sur les innovations majeures qu’il propose.
Gratuité de l’éducation jusqu’à 16 ans
L’une des réformes phares du projet de Constitution concerne l’éducation. Selon Dansa Kourouma, l’avant-projet stipule que l’éducation sera gratuite et obligatoire pour tous les enfants guinéens jusqu’à l’âge de 16 ans. « Tous les parents auront l’obligation d’inscrire leurs enfants à l’école lorsqu’ils atteindront l’âge requis, et cela sera à la charge de l’État », a-t-il déclaré. En outre, l’État prendra également en charge les études universitaires des élèves méritants, qui pourront poursuivre jusqu’au niveau du doctorat sans frais.
Création d’une Commission nationale pour le développement
Autre innovation majeure : la création d’une Commission nationale pour le développement, chargée de veiller à une répartition équitable des ressources et du développement entre les différentes régions du pays. Selon Dansa Kourouma, cette commission aura pour mission de s’assurer que les fonds publics sont utilisés de manière juste, sans favoriser une région au détriment d’une autre. « Il ne s’agira plus de se préoccuper de savoir si le Premier ministre ou le Président est originaire d’une certaine région pour que celle-ci soit développée. La Commission garantira un développement équitable pour toutes les préfectures du pays, sans discrimination politique », a-t-il précisé.
Couverture maladie universelle
Le projet de Constitution prévoit également l’instauration d’une couverture maladie universelle pour tous les citoyens. Selon le texte, chaque Guinéen devra cotiser un montant forfaitaire, par exemple 10 000 francs guinéens, afin de bénéficier de soins médicaux, quel que soit le coût du traitement. « Si votre traitement coûte 30 millions ou même 100 millions de francs guinéens, l’État sera obligé de vous soigner et de vous fournir des soins de qualité, à condition que vous ayez cotisé », a expliqué le président du CNT.
Service militaire obligatoire pour les jeunes
Enfin, une autre disposition importante du projet de Constitution concerne l’instauration d’un service militaire obligatoire pour tous les jeunes Guinéens avant leur entrée à l’université. Cette formation, selon Dansa Kourouma, vise à préparer la jeunesse à défendre l’intégrité du pays en cas de menace. « La jeunesse guinéenne sera désormais formée, éduquée et préparée à défendre l’intégrité du territoire national, chaque fois qu’elle sera menacée », a-t-il conclu.
Ces propositions visent à transformer la société guinéenne en renforçant l’accès à l’éducation, à la santé et à la formation citoyenne, tout en favorisant un développement régional équilibré. Le référendum de 2024 sera l’occasion pour les Guinéens de se prononcer sur ces réformes fondamentales.



