Véron Mosengo-Omba, le Secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), fait face à une enquête de la Justice fédérale suisse qui pourrait avoir de graves répercussions sur sa carrière. Cette enquête a été ouverte le 20 février dernier et porte sur des accusations de fraude financière et de corruption privée.
L’affaire a pris de l’ampleur suite à une alerte émise par une banque suisse auprès du Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent (MROS). La banque aurait constaté des bonus excessifs perçus par Mosengo-Omba, souvent considéré comme l’« homme de l’ombre » de Gianni Infantino, ainsi que des retraits en espèces qui compliqueraient la traçabilité des fonds. En conséquence, le Ministère public du canton de Fribourg a ouvert une enquête pour gestion déloyale et fraude.
Cette situation critique s’ajoute à une autre enquête en cours au sein de la CAF, ouverte le 1er août dernier, qui vise à faire la lumière sur des dysfonctionnements présumés liés à la gestion de Mosengo-Omba durant la période du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024. Les conséquences de ces enquêtes pourraient être lourdes, non seulement pour lui, mais aussi pour d’autres personnalités influentes de l’institution, y compris le vice-président de la Commission d’audit et le directeur des Affaires juridiques.
La CAF, déjà sujette à des scandales dans le passé, se retrouve une fois de plus sous les projecteurs, alors que l’avenir de son Secrétaire général semble incertain. Cette affaire pourrait marquer un tournant pour l’organisation et sa réputation.



