La guerre en Ukraine connaît une nouvelle escalade meurtrière. Au moins 29 personnes ont été tuées lundi 2 novembre lors d’une frappe russe visant un site de distribution d’aide humanitaire à Komyshuvakha, dans la région de Zaporijjia, au sud-est du pays. Une attaque vivement condamnée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui accuse Moscou de compromettre toute perspective de règlement du conflit.
Le chef de l’État ukrainien estime que cette nouvelle offensive illustre la volonté de la Russie de torpiller les initiatives diplomatiques en faveur de la paix. Ces déclarations interviennent alors que des « négociations de travail » sont annoncées les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, sous médiation américaine, dans l’espoir de relancer les discussions entre les deux camps.
Sur le terrain, les bombardements russes se sont poursuivis dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 novembre, frappant plusieurs régions ukrainiennes. À Kherson, un hôpital a notamment été touché, faisant 46 blessés et entraînant l’évacuation de quelque 200 patients. Des infrastructures énergétiques ont également été visées dans différentes régions du pays, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des populations civiles et la continuité des services essentiels.
Cette nouvelle vague de frappes intervient dans un contexte diplomatique particulièrement fragile. Alors que les perspectives de négociations restent incertaines, les attaques contre les zones civiles et les infrastructures stratégiques témoignent de la persistance des hostilités. Pour Kiev, ces opérations militaires constituent un sérieux obstacle à toute avancée vers une paix durable.



