Interrogé par le journaliste d’Al Jazeera English Nicolas Haque sur ses relations actuelles avec le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a livré sa lecture de la séparation entre les deux hommes.
À la question de savoir s’il était toujours ami avec celui qu’il avait choisi comme candidat de substitution à la présidentielle, le président de l’Assemblée nationale a préféré regarder vers l’avenir. « Il est inutile de rester focalisé sur le passé. Aujourd’hui, nous devons gérer le présent et nous tourner vers l’avenir », a-t-il déclaré.
Le leader de Pastef a rappelé les circonstances qui l’avaient conduit à porter le choix sur Bassirou Diomaye Faye lors de la présidentielle, estimant que cette décision relevait à la fois de sa responsabilité politique et d’un choix guidé par sa foi.
Revenant sur la rupture entre les deux dirigeants, Ousmane Sonko a écarté l’idée d’un manque de confiance. « Il n’y a pas eu de problème de confiance. Ce qui s’est passé ne relevait pas de la confiance », a-t-il affirmé, tout en indiquant ne pas vouloir s’attarder davantage sur les détails de cette séparation.
Selon lui, cette rupture politique est avant tout liée à des divergences sur les engagements pris envers les Sénégalais. « Il ne s’agissait ni de personnes ni de pouvoir. Il s’agissait du programme et des engagements pris envers le peuple sénégalais », a-t-il expliqué.
Ousmane Sonko a également insisté sur le caractère pacifique de cette séparation, comparant la situation sénégalaise à d’autres expériences politiques marquées par des crises profondes. Pour lui, chacun des deux responsables continue aujourd’hui d’assumer les responsabilités confiées par les citoyens.
L’ancien Premier ministre a enfin indiqué que Bassirou Diomaye Faye reste le président élu par le peuple sénégalais, tandis que lui-même entend désormais se consacrer à sa nouvelle mission à la tête de l’Assemblée nationale.
« Ma préoccupation, c’est de faire de cette Assemblée nationale une institution véritablement grande », a-t-il déclaré, plaçant le renforcement de cette institution au cœur de ses priorités.



